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Le prêt-à-penser
au tribunal de l'Histoire


Par
Vincent MONTEIL

Médaillé de la Résistance, ancien interné-résistant (1940-1941),
ancien combattant volontaire des Forces françaises libres (1- D.F.L.),
spécialiste reconnu de l'Islam



Le procès fait à Robert Faurisson est-il plus odieux qu'absurde? La lecture des attendus du jugement rendu, le 8 juillet 1981, par le tribunal de grande instance de Paris --et pour lequel il a été interjeté appel-- est à la fois source d'édification et de perplexité. L'accusation portée par les demandeurs (huit associations d'A.C.V.G. ou professionnels de l'antiracisme) consiste, en effet, à tenir pour inadmissibles, et donc pour condamnables en justice, la négation de l'existence des chambres à gaz et le "prétendu génocide des juifs". La phrase incriminée mise en vedette, prononcée le 17 décembre 1980 par Robert Faurisson au micro d'Europe 1, est ainsi reproduite par l'accusation1: "Le mensonge historique a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont: l'Etat d'Israel et le sionisme international, et dont les principales victimes sont: le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier."

En réalité, comme toujours dans les affaires de ce genre, il y a mise en question dans la forme et sur le fond. De quoi s'agit-il ici? D'un cas de ce que Serge Thion appelle si bien le "prêt-à-penser". La société de consommation (qu'elle se dise capitaliste, ou se prétende "socialiste") sécrète immanquablement des réflexes conditionnés. Il suffit de prononcer les mots "juif, Israel, Palestine, chambre à gaz, holocauste", etc., pour que les hurlements d'indignation et de fureur se, déchaînent. Un peu de sérieux ne ferait pas de mal dans cette histoire. C'est ce qu'on peut conclure de l'examen des dix-huit attendus contradictoires du 8 juillet. En effet, on peut grouper ceux-ci en quatre catégories:

I. Ceux, six au total, qui font la part du feu, ou, si l'on préfère, font pleuvoir des vérités premières, savoir:

1. ils reconnaissent que "les Tribunaux [...] n'ont ni qualité ni compétence pour juger l'Histoire";

2. "[...] ni reçu de la loi mission de décider comment doit être représenté et caractérisé tel ou tel épisode de l'Histoire nationale ou mondiale";

3. "que la vérité judiciaire, par essence relative, ne peut être que celle d'un moment [...] et que, dans ces conditions, il échappe aux Tribunaux d'imposer une thèse historique qui aurait valeur d'histoire officielle [...]";

4. "que l'historien a, par principe, liberté pleine et entière [...]";

5. "qu'il lui est loisible de remettre en cause des idées acquises ou des témoignages reçus, nulle période de l'Histoire humaine ne pouvant échapper à "la recherche obstinée de la vérité"";

6. "que, bien plus, rien n'interdit au chercheur de faire, s'il le souhaite, de l'histoire dite ~ engagée ni [...], dès lors que les résultats d'une telle démarche intellectuelle et sa sanction restent librement soumis au seul jugement de ses pairs et de l'opinion publique [...]".

[Arrêtons-nous ici. Le mot "sanction2" --cela ressort du contexte-- n'est pas de nature pénale: il s'agit simplement de l'approbation, ou de la désapprobation, exprimée --par exemple dans la presse, ou dans les revues spécialisées-- par le jugement des autres historiens et, généralement à leur suite, de l'opinion publique (courrier des lecteurs, tribunes libres, opinions, etc.) C'est ce que l'on appelle la liberté d'expression On est donc bien libre de trouver sans précèdent (ou presque) et, en tout cas, exorbitante du droit la "déclaration des historiens", publiée dans Le Monde du 21 février 1979, selon laquelle "il n'y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz". "Il ne peut", vraiment? Dans ce cas, il y aurait, en histoire, des sujets tabous, c'est-à-dire des zones interdites de caractère religieux ou rituel... Cela pourrait nous mener loin, en tout cas nous ramener en arrière. Prenons-y garde! Admettre le bien-fondé d'une semblable prise de position serait, pour reprendre un mot d'Emile Henriot, vouer tout historien non-conformiste "à l'exécration de la foule et des historiens vertueux". Où diable la vertu va-t-elle se nicher? Attention: l'Inquisition et le SaintOffice ne sont pas loin!]

II. Quatre autres attendus se contentent de poser les questions de principe:

1. les demandeurs "entendent rechercher la responsabilité de M. Faurisson, pris en qualité d'historien";

2. cependant, le défendeur se contente de n'être qu'un "spécialiste de critique de textes et de documents" [comme si la critique historique ne faisait pas partie intégrante de l'histoire!];

3. M. Faurisson "entend sauvegarder son "droit à la recherche de la vérité historique", par opposition à ce qui ne serait qu'une "vérité politique". [Lui refuser ce droit serait prononcer la condamnation rétroactive de Zola, qui n'était pas historien, pour son rôle déterminant dans l'affaire Dreyfus! Et encore Zola n'a-t-il jamais soupçonné la part de certains juifs dans la condamnation de leur infortuné coreligionnaire: Maurice Weil (1844-1924), officier français, ami intime de l'affreux Esterhazy, espion au service de l'Allemagne! et Moise Leeman (dit Lemercier-Picard), "très habile faussaire, condamné dix fois pour escroquerie", auteur du célèbre "faux Henry" (une lettre de Panizzardi, attaché militaire italien à Paris, où Dreyfus était nommé, en 1898), trouvé pendu dans sa chambre d'hôtel le 3 mars 1898... (voir Maurice Paléologue, Journal de l'affaire Dreyfus, 1894-1899, Paris, Plon, 1955, p. 69, 156, 204, 228, 242, pour Maurice Weil, et p. 137 note 1 pour Moise Leeman)];

4. R. Faurisson "ne saurait [...] refuser le débat judiciaire là où ses adversaires ont entendu l'instaurer"! [On est en pleine confusion mentale! Car, au nom de quoi les tribunaux, qui s'étaient (dans les attendus du groupe I) reconnu incompétents pour "dire l'histoire", peuvent-ils transférer celui-ci entre les mains, encore plus incompétentes, des demandeurs c'est-à-dire des "adversaires", donc partiaux par définition, laissés, de surcroît, maîtres du terrain où ils "ont entendu instaurer" le débat ?]

III.Encore quatre attendus qui, cette fois, font appel à la responsabilité et à la sérénité:

1. "L'historien ne saurait échapper à la règIe commune liant l'exercice légitime d'une liberté à l'acceptation éclairée d'une responsabilité." [Il est vrai. Mais la règle joue dans les deux sens. Les accusateurs ne peuvent se soustraire aux conséquences de leurs actes, en l'espèce: du dommage déjà causé à l'accusé --qui ne paraît pas avoir bénéficié, comme il l'aurait dû, de la théorique "présomption d'innocence".]

2. Pas d'impunité, donc, pour "le jeu intellectuel" auquel viendrait à se livrer le chercheur ou l'historien. [Le mot "jeu " a bien des significations: activité purement gratuite, passe-temps, fantaisie, plaisanterie etc., d'une part; et, d'autre part, "le jeu", c'est-à-dire les conventions établies, l'ensemble des règles à respecter, etc. Or, il apparaît, à tout lecteur informé et de bonne foi, que les travaux de Robert Faurissonqui ne sauraient, sans préjudice grave, se réduire à une phrase de soixante mots !ne sont nullement gratuits et, au contraire, respectent les règles de la recherche historiquedont la première est le doute méthodique, la remise en question "des idées acquises ou des témoignages reçus (attendu n· I, 5).]

3. Cet attendu mérite d'être cité intégralement, en raison de son importance cruciale

"S'il est admissible que l'historien spécialiste d'une époque largement révolue peut, en toute impunité juridique, manier voire solliciter textes et documents" [dans la langue courante, "solliciter" a pris, dans ce cas, le sens de "altérer, déformer, forcer par une interprétation abusive", ce qui, quoi qu'en ait le tribunal, est peut-être permis au romancier, mais sûrement pas à l'historien fût-il médiéviste!] " et contribuer ainsi par un exercice de virtuosité historique, au renversement de statues ou à l'éradication de thèses ou croyances séculaires, un tel ~ jeu intellectuel ~ ne saurait se concevoir chez l'historien qui choisit de porter ses recherches et ses réflexions sur une période récente de l'Histoire douloureuse et tragique des hommes, sur une époque dont les témoins, encore vivants et meurtris, méritent égards et considération". [Autrement dit, il est permis d'é tudier "l'histoire moderne et contemporaine" (n'est-elle pas enseignée dans nos universités?), à condition de ne pas se livrer à un "jeu intellectuel" (cf. attendu III, 2), susceptible de porter tort aux "égards et considération" mérités par des "témoins, encore vivants et meurtris". A ce compte-là, pourquoi épargner les nazis encore bien vivants et meurtris par des procès éprouvants et des périodes interminables de détention? Ce genre de "raisonnement" est sans valeur, parce que réversible et du type boomerang. Il faut donc trouver autre chose. ]

4. "Qu'il est profondément vrai que "l'Histoire se doit d'attendre que le temps permette une étude sans agressivité de certains problèmes d'horreur" (lettre d'Olga Wormser-Migot)." [Autrement dit: il faut laisser le temps faire son oeuvre. Bien. Mais alors, que deviendrait, par exemple, aux éditions du Seuil, la collection dont le titre seul est une provocation: "L'Histoire immédiate", surtout lorsque ses titres abordent des "problèmes d'horreur", tels: Pie XII et le IIIe Reich (Saul Friedlander), J'accuse le général Massu (Jules Roy), Ravensbrück (Germaine Tillion) ou Les juifs du silence (Elie Wiesel)? Et que dire d'un livre de Simon Wiesenthal, Les assassins sont parmi nous (1967), qui ne manque pas de rouvrir d'anciennes blessures et d'ailleurs par la même occasion, de poser des questions sans réponse au sujet du "chasseur d'Eichmann" qui aurait été "personnellement traqué par les nazis dans plus d'une douzaine de camps de concentration, de sa Pologne natale jusqu'en Autriche, et ne devrait la vie qu'à une suite d'interventions presque miraculeuses3 !" Allons, les Italiens ont raison: "Le temps est galant homme"...]

IV. Voici enfin les neuf attendus décisifs, ceux qui condamnent, sans risque excessif, dans leur formulation, de se contredire avec les paragraphes précédents:

1. "Attendu que M. Robert Faurisson a fixé, de façon quasi exclusive, son attention sur l'un des moyens d'extermination dont la réalité a été affirmée [...]." [Par qui, où, quand, comment? c'est justement toute la question que cet "attendu" risqué (c'est moi qui souligne les mots clefs) esquive et prétendrait résoudre par a l'argument d'autorité ~, le plus éculé, le plus discrédité qui soit sans s'apercevoir qu'il y a contradiction avec les attendus I, 1 à 5 (ceux que j'appelle "des vérités premières"). D'autre part, qu'est-ce qu'une quasi-exclusivité? C'est tout l'un ou tout l'autre! "L'un des moyens...", c'est, bien entendu, les chambres à gaz. Ce qui est parfaitement justifié, quand on considère que l'on soit pour ou contre que, sans chambres à gaz, il n'y a pu y avoir d'extermination massive et donc de "génocide" c'est-à-dire de "destruction méthodique d'un groupe ethnique" (Petit Robert). Enfin, Robert Faurisson a consacré au moins l'une de ses recherches à tout autre chose: "LeJournal d'Anne Frank est-il authentique?"]

2. "Ses écrits [...] tendent à écarter, par principe, tous les témoignages [...]." [Au contraire, non seulement R. Faurisson passe au crible tous les témoignages, mais il a scruté toutes les archives accessibles et il s'est rendu, à ses frais, dans les camps de concentration nazis et il a enquêté scrupuleusement sur tous les locaux présentés aujourd'hui au public comme d'anciennes chambres à gaz. Ce n'est pas de sa faute si le truquage ou l'invraisemblance lui ont sauté aux yeux.]

3. "De même, tous documents écrits sont repoussés au terme d'une analyse sémantique toujours orientée dans le sens de la négation." [Le tribunal reconnaît qu'il y a "analyse" des documents "écrits", mais qu'après analyse R.F. les rejette. Par exemple, dans le cas du journal (1942) du docteur S.S. Johann Paul Kremer, qui a purement et simplement supprimé les mots gênants dans le texte du 2 septembre 1942 et singulièrement draussen, qui signifie "dehors ~ et donc élimine l'espace clos d'une... chambre à gaz? ce n'est pas Faurisson, c'est G. Wellers; c'est l'avocat Serge Klarsfeld qui donne, p. 245 de son Mémorial... (1978), la photocopie de la page en question qui traduit Sonderaktion par a action spéciale" (ce qui est exact), mais paraphrase (de quel droit?) par "la sélection et l'assassinat dans les chambres à gaz"4.]

4. "M. Faurisson affirme, certes, qu'il se contenterait d'un "unique témoignage" pour revenir sur sa thèse, mais cette concession au "doute scientifique" paraît bien viser, dans l'esprit de son auteur, une preuve impossible (probatio diabolica)". [Décidément, certains de ces attendus ont recours au langage ecclésiastique! Le témoin unique, vainement recherché, a miraculeusement fait surface dans un livre attribué à Filip Muller, dont la version française porte le titre incroyable de Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz (Paris, Pygmalion/Gérard Watelet, 1980), avec une émouvante préface de Claude Lanzmann5. Si la "preuve diabolique" se révèle, en effet, impossible, ce n'est certes pas la faute de R. Faurisson, mais celle d'une publication de "littérature de sex-shop" qui ne serait que ridicule, s'il ne s'agissait pas d'un sujet sérieux.]

5. Il appartiendrait aux "seuls spécialistes" de "peser et de juger" [toujours l'inusable argument d'autorité!], ce qui "n'empêche pas M. Faurisson d'affirmer, sur un ton quasi messianique, être porteur d'une " bonne nouvelle" et d'annoncer de façon définitive que `les chambres à gaz n'ont pas existé'". [L'accusation de (quasi-) "messianisme", même sur un ton ironique, est particulièrement grave, car elle pourrait toucher au coeur ces "nouveaux philosophes" dont l'un au moins annonce, lui aussi, la "bonne nouvelle": celle du "Testament de Dieu"...]

6. M. Faurisson, "procédant par un amalgame d'idées qui relève plus du discours politique que de la recherche scientifique [...]". [L'amalgame est une "méthode consistant à englober artificiellement, en exploitant un point commun, diverses formations ou attitudes (notamment politiques)". Or, le présent attendu est justement un cas typique d'amalgame, en ce qu'il présente une citation de Robert Faurisson, isolée de son contexte, comme un "discours politique" extravagant, alors qu'elle ne s'explique que comme la conclusion de longues années de patientes et sérieuses "recherches scientifiques".]

7. Cet attendu est particulièrement inattendu. En effet, il commence par se défendre d'"avoir à rechercher si un tel discours constitue ou non une `falsification de l'Histoire'... ". [Dans ce cas, que reste-t-il de l'accusation!] "M Faurisson, universitaire français, manque aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralité intellectuelle qui s'imposent au chercheur qu'il veut être." [Est-ce qu'à force d'être prudent, circonspect, objectif et neutre, un universitaire aurait encore quelque chose à dire et aurait le courage de l'écrire? Voilà bien toute la question! Définition de la prudence par le Petit Robert (p. 1418): a attitude d'esprit de celui qui, réfléchissant à la portée et aux conséquences de ses actes, prend ses dispositions pour éviter des erreurs, des malheurs possibles, s'abstient de tout ce qu'il croit pouvoir être source de dommage" (de dommage pour qui? pour l'historien, bien entendu, qui risque d'être accusé d'avoir volé les tours de Notre-Dame! pour l'universitaire, dont l'imprudence ruinera sûrement la ~ carrière; on le lui fit bien voir: Robert Faurisson n'enseigne plus, n'a plus le droit d'enseigner dans une université française). Que disait donc déjà Diderot: "il était prudent, avec le plus grand mépris pour la prudence"? Et Radiguet: "Prudent jusqu'à la lâcheté." Voilà le mot lâché: c e n'est pas le terrorisme qui est l'arme des lâches c'est la prudence.]

8. "Attendu que ce manquement à des obligations incontestables..., [comme si tout, dans la vie, n'était pas contestable! Et que le rôle de l'historien ne soit pas, d'abord, contestataire! La seule "obligation incontestable" de l'historien. Jaurès l'avait bien dit, à Albi, en 1913 "c'est de chercher la vérité, et de la dire". Quoi qu'il en coûte: après quinze audiences, en février 1898, Zola est condamné au maximum, un an de prison et trois mille francs d'amende] "... [ce manquement, donc] a causé directement un préjudice ~ moral" [à qui?]" dans la mesure où son auteur apparaît vouloir" [notons bien la prudence die la forme: R.F. n'aurait-il voulu causer de tort à personne?] "rejeter globalement, dans le même néant du mythe, les souffrances" de témoins encore vivants. [D'abord, Robert Faurisson n'est nullement un homme insensible aux souffrances des déportés, comme le prétendent ceux qui n'en finissent pas d'utiliser cette souffrance! Ensuite, c'est jouer sur les mots que de parler de témoins "encore vivants", car les survivants des camps ne comptent, parmi eux, jusqu'ici aucun témoin digne de foi des chambres à gaz].

9. Ce dernier attendu, rédigé pour "achever" l'infortuné Faurisson, est particulièrement tendancieux et odieux: "En paraissant" [cf. remarque ci-dessus. Le tribunal a une prédilection pour des verbes neutres ("paraître, apparaître"), comme s'il ne se sentait pas sûr de lui et "paraissait" vouloir, en cas de besoin, faire machine arrière et se ménager une porte de sortie] "faire admettre que les victimes du régime concentrationnaire "auraient" [conditionnel de prudence!], "de près ou de loin", [qu'est-ce que cela veut dire? c'est l'un ou l'autre!] "été les auteurs et les bénéficiaires [?], volontaires ou involontaires, d'une [...] gigantesque escroquerie politico-financière..." [Voir l'interview donnée, par Nahum Goldmann, président jusqu'en 1977 du Congrès juif mondial, au Nouvel Observateur du 25 au 29 octobre 1976 (n· 624, p. 120 à 157). N.G. récidive le 5 juillet 1981, dans Le Monde-Dimanche, p. x: "Quant aux réparations et restitutions payées par l'Allemagne fédérale aux survivants de l'Holocauste et à l'Etat d'Israel" [remarque: l'Etat en question n'existait pas avant 1948, et comment pourrait-il représenter les survivants, alors qu'à peine 20% de sa population actuelle sont dans ce cas et que la grande majorité (60 à 70%) est constituée par les juifs orientaux, venus surtout des pays arabes et donc qui n'ont pas été déportés? C'est là qu'il y a une première "escroquerie" (de l'italien scroccare, "décrocher"): "c'est en 1951 que j'ai rencontré, à Londres, le chancelier Konrad Adenauer, pour entamer les négociations qui ont abouti aux accords de Luxembourg signés par Adenauer d'une part, par Moshe Sharett et moi-même de l'autre. Jusqu'à ce jour [1981], la République fédérale allemande a versé près de 70 milliards" [80 milliards, en 1976! la statistique n'est pas une science exacte...] "de deutschemarks, dont la majeure partie à des centaines de milliers de victimes du nazisme" [combien? Dorothy Rabinowitz, dans son livre New lives, Survivors of the Holocaust living in America, (New York, 1976, p. 3), estime que 400.000 à 500.000 juifs d'Europe survivants est un chiffre "très vraisemblable" (most likely)] "et une proportion moindre à l'Etat d'Israel" [en 1976, N.G. avait déclaré: "Certaines années, les sommes d'argent qu'Israel recevait de l'Allemagne dépassait le montant des collectes du judaisme international les multipliant par deux ou par trois..."], "et le budget de la R.F.A. devra prévoir, pour bien des années encore, les paiements annuels d'environ 2 milliards de marks à ce titre". [N.G. ajoute enfin cette précision, souvent niée, pourtant, dans sa bouche indiscutable: "Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique a sauvé des centaines de milliers de juifs des territoires occupés par les armées allemandes, en leur permettant de se réfugier en Sibérie. Après la guerre, une grande partie de ces juifs ont pu retourner en Pologne et de là en Israel."]

[Suite du texte de l'attendu final] "et en permettant avec une légèreté insigne mais avec une conscience claire, de laisser prendre en charge, par autrui, son discours dans une intention d'apologie des crimes de guerre ou d'incitation à la haine raciale M. Faurisson a causé le préjudice, etc.".

Nous y voilà! Peut-on, à part la perpétration du crime lui-même, imaginer pire forfait que "l'apologie des crimes de guerre" c'est-à-dire la prétention de les justifier "ou d'incitation à la haine raciale"? Il est vrai. Malheureusement pour le rédacteur d e cet attendu (le dernier), même si l'on veut absolument condamner Robert Faurisson, il est impossible de relever, dans ses textes publiés, la moindre circonstance atténuante, encore moins l'excuse absolutoire pour les crimes de guerre de qui que ce soit: pour lui, ni les vainqueurs ni les vaincus, dans le conflit majeur n. 2 du XX'siècle, ne se comportent autrement que comme des bêtes féroces à l'échelle des Etats, ces "monstres froids" disait Nietzsche6? , ce qui n'empêche pas, bien entendu, des actions individuelles ou collectives héroiques, ou même des gestes chevaleresques. C'est ainsi qu'en 1946 Simon Wiesenthal, pourfendeur de Nazis s'il en fut, fit acquitter ou libéra deux S.S. (nommés Beck et Schmidt) qui, en effet, étaient "blancs comme neige7" . Quant à "l'incitation à la haine raciale", qu'est-ce que cela veut dire? Aucun esprit scientifique sérieux ne soutient plus le concept erroné de "race", surtout lorsqu'il s'agit de juifs ou d'Arabes qui se sont abondamment métissés. A moins que le tribunal n'ait voulu parler de "religion", mais il sait bien que rien n'est plus éloigné de l'agnosticisme de R. Faurisson que la référence religieuse.

En revanche, le sérieux des recherches de Robert Faurisson, son honnêteté foncière ne font pas le moindre doute. Un exemple est particulièrement éclairant: celui du Journal d'Anne Frank. L'exposé de R.F.8 répond aux exigences du métier d'historien, telles, par exemple, qu'elles ont été définies par le professeur H.I. Marrou9 : "en un sens, a-t-on dit, l'historien doit toujours se méfier... Il est bon, il est salutaire que surgisse un de ces esprits diaboliques... qui doutent de tout, contestent les situations acquises, remettent tout en question, soumettent à nouvel examen les points de vue communément admis (souvent, ce qui paraît vrai n'est que ce qu'on oublie, par routine, de vérifier)". L'un des plus implacables adversaires de Robert Faurisson, Pierre Vidal-Naquet, historien de la Grèce antique, a reconnu, à deux reprises, la valeur de la critique élaborée par R.F.: "la démonstration faite par Faurisson que le Journal d'Anne Frank est, sinon une "supercherie littéraire ", du moins un document trafiqué"10. Il est vrai qu'il ajoute aussitôt: "A l'échelle de l'histoire du génocide hitlérien, cette modification relève de la virgule." Vraiment? C'est faire bon marché de l'influence considérable que continue. d'exercer un livre diffusé dans le monde entier à des millions d'exemplaires et qui joue un rôle très important dans l'éventail des arguments assenés par les "exterminationnistes". Un peu plus tard, P. Vidal-Naquet déclare: "Il arrive d'ailleurs à Faurisson d'avoir raison. J'ai dit publiquement et je le répète ici que, lorsqu'il montre que le Journal d'Anne Frank est un texte trafiqué, il n'a peut-être pas raison dans tous les détails, il a certainement raison en gros [...]. Ceci est net, clair et précis.11" Dont acte.

Pour en revenir à "l'histoire quantitative", domaine, notamment, de Pierre Chaunu12 quatre exemples sont à retenir, parmi les cas de "génocide"13, c'est-à-dire d'extermination de groupes humains entiers comme, tels la traite des Noirs d'Afrique vers l'Amérique, l'extinction progressive des Indiens d'Amérique, les déportations massives ordonnées par Staline, les massacres de Cambodgiens par le régime des a Khmers rouges". Dans le premier cas, le chiffre énorme de 200 (deux cents) millions d'esclaves tend à devenir, les media aidant, "sacro-saint", intouchable, surtout depuis le numéro spécial de Présence africaine, n· 24-25 (1959, p. 252), en oubliant généralement que ce chiffre est obtenu à partir de 20 (vingt) millions d'esclaves en trois siècles, avec des pertes de neuf morts pour un déporté. Le professeur Philip D. Curtin (Wisconsin)14 a rejeté "le poids de l'autorité et de la tradition" et "les chiffres" canonisés "par des générations de répétition" et proposé une estimation "d'environ dix millions d'esclaves noirs effectivement transportés au Nouveau Monde, avec une marge de perte de 20%". Eh bien! Ph. Curtin a-t-il été traîné en justice par quelque association de Noirs; des Etats-Unis? On dira que les faits en question remontent à plus d'un siècle et que les survivants ne sont plus là pour protester. L'argument est spécieux, car la sensibilité des descendants des survivants est toujours à vif, comme l'a montré le succès considérable remporté par le livre Roots (Racines) d'Alex Haley, sans aucune valeur scientifique, publié en 1976, et surtout par le film! qui aurait été suivi, à la télévision américaine, par cent trente millions de spectateurs!

Le plus grand génocide de l'histoire serait, dit-on, celui des Indiens des Amériques. Mais comment, sur quelle base, peut-on écrire que ces Premiers Américains étaient de quatre-vingts à cent millions avant l'arrivée des Blancs? Comment peut-on soutenir que "c'est le quart de l'humanité, en gros, qu'auront anéanti les chocs microbiens du XVIe siècle15"? Toujours le vertige des grands nombres! Ce qui ne veut certes pas dire que la responsabilité des Européens soit minime! Par exemple, il paraît vraisemblable que la population indienne de l'Amazonie soit tombée, "d'un million et demi à deux millions au XVIe siècle, à moins de deux cent mille maintenant" (en raison des épidémies de variole et de rougeole, des germes inconnus, des massacres systématiques par le feu ou le poison, etc.). "Aujourd'hui, les Indiens du Brésil sont en voie d'extinction totale.16" Là encore, croit-on que les "survivants" ont perdu la mémoire, que l'alcoolisme et la tuberculose leur ont fait oublier les tueries de Sand Creek (1864) ou de Wounded Knee (1890)? Il suffit de parler avec eux pour se convaincre du contraire. Heureusement, les Amérindiens prennent de plus en plus conscience de leur solidarité entre le nord et le sud du Rio Grande et ils réclament leurs droits sur leurs terres et sur les richesses de leur sous-sol (ils ont déjà gagné des procès). Leur exemple montre, en tout cas, qu'un génocide peut fort bien se perpétrer sans chambres à gaz. Il ne manque pas, hélas! à l'homme, de moyens efficaces pour se débarrasser de son semblable.

Autre sujet de discussion: le fameux Goulag soviétique, tellement à la mode aujourd'hui. Les chiffres avancés sont fantaisistes et contradictoires. Le maître à penser de la "dissidence", A. Soljénitsyne17, assène "le chiffre ahurissant de 66 millions de morts", en U.R.S.S., de 1917 à 1959. Il tient ces "précisions" d'un émigré russe aux Etats-Unis, Ivan Alekseevitch Kurganov, auteur de "Trois chiffres", article paru dans Novoe Russkoe Slovo de New York (n. du 14 avril 1964)18. Le Point hebdomadaire, dans sa livraison du 13 juin 1977, a, sous la signature de K.C. (Kosta Christitch, sans doute), publié (p. 80) une analyse de ces "grandes saignées", ainsi conclue: "les pertes totales de 1917 à 1959 ont été de 110,7 millions (!); celles liées à la guerre, de 44 millions; celles liées à la période révolutionnaire, de 66,7 millions, soit 60% des pertes totales". J'ai montré ailleurs la faille de ce "raisonnement"19: partant d'une poussée démographique de 1,7% par an, K.C. en vient à évaluer à 110,7 millions les pertes subies, de 1917 à 1959, et ce chiffre, à l'en croire, exprime la différence entre la croissance normale et la croissance réelle. Or, il est évident qu'une guerre avec ses "classes creuses" fait baisser, pendant plusieurs années (effet différé), le nombre de vies "potentielles": quand meurent les "géniteurs", le taux démographique s'en ressent. On ne peut donc pas dire qu'il manque 110,7 millions d'hommes en Union soviétique et que, les morts de la guerre étant estimés à 44 millions20, il faut bien que la différence 66 millions représente les morts des prisons et des bagnes! Tout cela n'est pas sérieux. Qu'importe, comme ailleurs pour Hitler, il s'agit de "prouver" les crimes "monstrueux" de Staline.

Dernier exemple de ces "statistiques" fantaisistes: le "génocide" des Cambodgiens par les Khmers rouges, de 1975 à décembre 1978. L'estimation la plus raisonnable, celle du Département d'Etat américain, on la trouve en quelques lignes dans Le Monde du 6 octobre 1979: "Environ 1,2 million de Cambodgiens sont morts depuis 1975 du fait de la guerre et de la famine, réduisant la population du Kampuchea à environ 5,7 millions de personnes." Mais c'est trop peu pour Jean-Marie Cavada, sur F.R. 3, le 11 octobre 1979: pour cet "excellent journaliste professionnel", il y a eu, au Cambodge, quatre millions de morts sur sept millions d'habitants, soit 57%... Pour n'être pas en reste, le Père Ponchaud, aux "Dossiers de l'écran", sur A. 2, le 27 novembre 1979, affirme, "avec autorité" (dit-il), que "nous sommes en face d'un génocide..., un génocide subtil et planifié". La palme revient sans doute à Jean Lacouture (Le Nouvel Observateur du 8 janvier 1979) qui préfère "ajouter un zéro au chiffre des victimes, plutôt que d'attendre le bon vouloir du bourreau"! Quant à Bernard Kouchner, il n'hésite pas à "remonter le Mekong jusqu'à... Auschwitz" (Actuel, 3, janvier 1980, p. 90-95). Nous y voilà: la boucle est bouclée. Aujourd'hui, on dispose enfin des enquêtes sur le terrain menées par Serge Thion et Ben Kiernan (Khmers rouges! Paris, Albin Michel, 1981), pour dégager cette affaire du mythe "monstrueux" (qualificatif obligatoire pour Pol Pot, comme pour Hitler ou Staline) qui fait si bien le confort moral des innombrables clients du "prêt-à-penser". Citant, avec la prudence qui convient, un rapport de la C.I.A. daté de mai 1980, S. Thion explique que, "ce qui a tué, c'est la déportation et la faim, l'une presque toujours combinée avec l'autre", les exécutions politiques étant de l'ordre de cent mille au moins (p. 33). "Si les mots ont un sens, il n'y a certainement pas eu de génocide au Cambodge. Il y a eu des massacres et surtout des victimes de politiques économiques où le prix de la vie humaine était hors de compte. Cela est plus qu'amplement suffisant pour passer un jugement moral sur toute l'entreprise" (p. 35).

Voilà des exemples (il y en a bien d'autres) qui devraient donner à réfléchir. Jusqu'en 1978, j'ai cru moi-même à l'existence généralisée (ou à peu près) des chambres à gaz dans les camps, tout en faisant des réserves sur le chiffre invérifiable et sûrement excessif des victimes juives de l'"Holocauste". Il suffit de se reporter à mon livre (introuvable, en raison de l'obstruction de la "pieuvre Hachette", qui a "étranglé" Guy Authier, mon éditeur) Dossier secret sur Israel: le terrorisme (Paris, mars 1978) , pour voir quelle était ma position d'alors. Mais depuis j'ai lu et rencontré Robert Faurisson: son sérieux et sa bonne foi m'ont convaincu, même si certaines appréciations me paraissent discutables, qu'il est justement urgent de les... discuter posément, au lieu de jeter sur un chercheur honnête et courageux l'anathème réservé aux hérétiques! Il y a tout de même lieu de réfléchir, quand on pense que le simple chiffre des déportés "raciaux", c'est-à-dire juifs, de France est plus proche de 28.00021 que des 90.000 (ou davantage)22 communément admis. Quand cessera-t-on de mélanger recherche historique et vérité religieuse révélée? Charles Samaran (membre de l'Institut) écrivait naguère (en 1961) que "l'honnêteté et le courage moral sont les qualités essentielles de l'historien" et citait Cicéron en ces termes: "la première loi qui s'impose à lui est de ne rien oser dire qu'il sache faux, la seconde d'oser dire tout ce qu'il croit vrai23 ". Plus j'avance en âge et plus je me rends compte d'un certain nombre d'évidences. D'abord que, "monstrueux" ou pas, le nazisme était intolérable - sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter. En conséquence, ses armées - circonstance aggravante - occupant ma patrie, livrée à l'ennemi - "sans honneur et sans dignité" - par Pétain et ses acolytes, le devoir était clair et la fameuse "crise de conscience", nulle: il fallait résister à tout prix et les armes à la main. C'est ainsi qu'avec mes camarades j'ai été arrêté par la police de Vichy le 8 novembre 1940. Je n'ai donc pas servi, honteusement, l'"Etat nouveau", pour rejoindre, symboliquement et sans risques inutiles, la Résistance, en février ou mars 1944 - comme d'autres qui, depuis, ont fait claironnante carrière. Et les juifs, dans tout cela? Eh bien, jusqu'à la fin de 1945, personne ne m'avait parlé des camps, à peine de la déportation (il est vrai que je me trouvais alors au Maroc). Pendant la guerre, j'avais été emprisonné, notamment, à Clermont-Ferrand (en 1941) où j'avais été le voisin de Pierre Mendès France. Plus tard, en 1943, à l'hôpital militaire de Tunis, le docteur Stora, puis le regretté médecin de la 1- D.F.L., André Lichwitz, m'ont pratiquement sauvé la vie. Aux forces françaises libres, on était entre gaullistes, combattants volontaires, et la question ne se posait pas de savoir si l'un de nous était juif, et l'autre pas. Nous étions frères d'armes, un point c'est tout. Après 1945, je me suis lié d'amitié avec des déportés de Dachau, comme Edmond Michelet et Joseph Rovan. En 1955, je me suis retrouvé à Alger avec notre chère et grande Germaine Tillion et, par elle, j'ai connu Geneviève de Gaulle, sa compagne de Ravensbrück. En aucun cas il ne me viendrait à l'esprit de remettre en cause mon engagement de 1940: si c'était à refaire, je recommencerais. Mais je ne veux pas me laisser "intoxiquer" par l'inlassable propagande en faveur de l'Entité sioniste connue sous le nom d'Etat d'Israel. D'ailleurs, le trop court séjour --si instructif pourtant-- que j'ai fait, en 1948, à Jérusalem, comme observateur des Nations unies, m'a convaincu du caractère de plus en plus raciste, terroriste et de type nazi de l'Etat juif (c'est son nom officiel). A cet égard, la poignée de main que Mitterrand se propose de donner à Begin est aussi indéfendable que celle, autrefois, de Montoire. Pour en revenir à Robert Faurisson, j'ai tendance à croire les témoins qui ont tout à perdre --et il a déjà beaucoup perdu. Sa condamnation, injuste, inacceptable, si elle est confirmée en appel, serait la victoire de la lâcheté sur le courage.

Paris, 27 septembre 1981.




Notes

1. Telle quelle, cette citation est tronquée. Il manque le début (reproduit dans Le Droit de vivre, n· 470 de juillet-août 1981, p. 8: "les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique..." )
2. Cité dans le Petit Robert, p. 653.
3. Préface de Joseph WECHSBERG au livre cité ci-dessus de Simon Wiesenthal, p. 7 de la tr. fr., Paris, Opera Mundi, 1967.
4. Voir "Le professeur Dr Johann Paul Kremer", par Robert FAURISSON, dans son livre Mémoire en défense, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 103 à 148.
5
. R. F. a analysé ce livre dans son Mémoire en défense, P. 25-270.
6. "L'Etat, c'est le plus froid des monstres froids" (Staat heiszt das kaelteste alter kalten Ungehener), Ainsi parlait Zarathoustra, 1883.
7. Les assassins sont parmi nous, tr. fr., Paris, Stock, 1967, p. 16.
8." Le Journal d'Anne Frank est-il authentique?
", dans Vérité historique ou vérité politique? par S. THION, Paris, La Vieille Taupe, avril 1980, p. 213-300.
9.
Dans "L'Histoire et ses méthodes", Enc. de la Pléiade, 1961, p.1518-1519.
10.
Esprit, septembre 1980, p. 19.
11.
Regards, n· 2, Bruxelles, 7 novembre 1980.
12. Directeur fondateur (1966) du Centre de recherche d'histoire quantitative de l'université de Caen.
13
. L'article "Génocide" de l'Encyclopaedia Universalis (tome VII, 1970), signé par K. VASAK (chef de division au Conseil de l'Europe), contient des erreurs ridicules (p. 589): Staline a déporté bien des groupes ethniques mais il ne les a pas massacrés.crés; où K Vasak a-t-il vu que "les actes constitutifs de ce crime" (de génocide) "ont été relevés [...] contre les juifs d'Israel et des pays arabes"? La passion l'égare!
14.
The Atlantic Slave Trade, Madison (Wisconsin), 1969.
15. Pierre CHAUNU, "La population de l'Amérique indienne. Nouvelles recherches", dans La Revue historique, I, 1963, p. 117.
16. "Indiens d'Amérique", par S. Dreyfus (Enc. Universalis, tome VIII, 1970, p. 911).
17.
L'Archipel du Goulag, tr. fr., Paris, Seuil, 1974.
18. Reproduit à Paris dans la revue Est Ouest (n· du 15-30 mai 1977).
19.
Dossier secret sur Israel: le terrorisme, Paris, Ed. Guy Authier, 1978, p. 206.
20.
Le chiffre communément admis, en U.R.S.S., est de vingt millions.
21. Voir AZÉMA, De Munich à la Libération, Paris, Le Seuil, 1969, et Une mise au point de "La Guerre sociale": De l'exploitation dans les camps à
l'exploitation des camps, Paris, mai 1981, p. 33.
22.
Le Monde, 22 septembre 1981.
23. Préface (p. XIII) "L'Histoire et ses méthodes", Encycl. de la Pléiade, 1961.







"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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