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La Chronique de Maxime Pale
9

 

LES PRETRES DU SOUVENIR


Honte et péché de la République française

_____________________

 

Je ne demande pas pardon pour mes fils



Plus jeune, la République, ça ne me dérangeait pas trop. J'étais un petit français un peu comme les autres, après tout. Ce que j'en savais moi, de l'histoire, c'était dans les bouquins et les émissions télévisées, rien de plus. Tenez, j'avais vu un film, à l'époque. Sur les fameux camps de concentration, le Génocide et ces choses là. Un de ces films misérabilistes censés donner la nausée à ceux qui le regardaient. Un bon gros documentaire, pour tout vous dire. Avec des cadavres à la pelle, des larmes, du sang, tout le menu. Presque spécialement destiné aux plus jeunes. Je m'en souviens, mes parents, mes profs, tout ce petit monde m'avait poussé à le regarder. Les films d'horreur, je n'y avais pas droit, mais ça, c'était permis.
Normal, c'était éducatif. De l'horreur éducative.
Et à force d'ingurgiter ce genre de truc, j'avais fini par avoir mon opinion sur le Génocide, en ce temps là. La même opinion que celle de tas d'autres gamins de ma génération. J'étais indigné devant l'incroyable massacre. Je ne comprenais pas comment des mecs, les nazis, avaient pu faire ça. Mince, c'était terrible, comprenez-moi. Une telle monstruosité, tout de même, ça dépassait l'entendement.
Quelle force maléfique avait bien pu entraîner une telle surenchère dans la violence et dans l'absurdité? Hein?
Dans mon entourage, tout le monde pensait comme moi, normal. Depuis la famille jusque sur les bancs de l'école, en passant par les médias du petit écran. Comment, alors, aurais-je pu me faire une idée différente sur la question? Cinquante ans après le gros truc, j'étais formé pour haïr de toutes mes forces les régimes fascistes, et pour plaindre avec non moins d'ardeur leurs victimes, les juifs.
Les juifs, à l'époque, avaient toute ma pitié, ma compassion et ma sympathie, et tout. Les pauvres. Traqués, massacrés, ils étaient les plus grandes victimes que l'histoire avait connue. Ils devenaient à mes yeux des êtres différents qu'il fallait respecter. Le poids de leur héritage en faisait des êtres auprès de qui les peuples de la terre entière étaient à jamais redevables. Le Génocide, auquel la France avait participé, avait créé une dette éternelle envers les juifs, que seule pouvaient rembourser une abnégation sans faille envers ses victimes, et un respect de chaque instant, teinté de soumission morale.
Le maréchal Pétain était pour moi un monstre hideux. Le régime de Vichy une aberration qui entachait l'histoire de mon pays. Seuls les courageux résistants, dont l'existence ne semble mentionnée que dans les manuels scolaires français, me faisaient rêver, tels des héros mythologiques sacrifiant leur vie pour la victoire du bien sur le mal. Cool.
Ce respect inconditionnel du peuple juif allait très loin, autour de moi.
Je me souviens de cours d'histoire sur l'Etat d'Israël. Je me souviens de la façon dont les nations arabes étaient dépeintes, comme des meutes hurlantes et sauvages déferlant régulièrement sur un petit pays hébreu sans défense, mais courageux. Les autres élèves et moi-même applaudissions quand le prof nous racontait les victoires juives sur ses adversaires arabes. Je n'y pouvais rien, désolé. J'avais été éduqué comme cela. Les juifs, du fait du Génocide, étaient une sorte d'incarnation du bien. Et tout ce qui s'opposait à eux devenait logiquement quelque chose de maléfique, qu'il convenait de combattre. Dans quelque domaine que ce soit, notez bien. En politique intérieure ou internationale, surtout.
Ne vous marrez pas. Mon attitude était révélatrice de celle de chacun des autres gosses éduqués en France à l'époque. Et elle l'est encore de ceux qui posent aujourd'hui leur cul sur les bancs des collèges. La plupart, disons. Pas ma faute, hein.
Vous pensez bien, j'aurais eu trop honte d'oser ne serait-ce que formuler une pensée ôtant aux juifs leur rôle de victimes auprès desquelles nous devions tous expier nos pêchés. Je n'avais pas un seul instant essayé d'imaginer que ces pêchés n'étaient pas les miens. Car ils étaient ceux de la France entière, m'avait-on dit. Et en tant que français, je n'avais d'autre choix que celui de me joindre à la file des générations qui, les unes après les autres, devaient jurer respect, dévouement et tolérance au peuple juif. Et ce afin que la France soit pardonnée un jour pour ses actes coupables de l'époque. Et son peuple avec elle, bien sûr.
Jeunesse...
Il m'a quand même fallu plus de vingt ans pour en revenir, de cette éducation. Vingt ans pour me demander un beau matin pourquoi, moi, j'avais des comptes à rendre à l'histoire. Rien que ça, c'était déjà pas mal. C'était déjà obscène, du point de vue de la morale que l'on m'avait enseigné. Comme aux vieilles heures de la religion catholique, quand la culpabilité s'abattait joyeusement sur le bon peuple, et que la moindre déviance était synonyme de damnation éternelle. J'avais la même impression. Celle de passer dans le camp du mal, chez les méchants, les monstres des manuels scolaires.
J'en suis revenu, je n'allais pas troquer une culpabilité pour autre, non.
Car je n'ai pas refusé l'histoire en tant que science objective, mais en tant que fable, que construit mythologique. Alors j'ai cessé d'être honteux de ce que je n'avais pas fait. J'ai cessé de demander pardon pour des fautes que je n'avais pas commises, que mon père n'a pas commises et que mes enfants n'auront pas commises. J'ai refusé d'être à mon tour un appareil idéologique pour la transmission des mensonges d'Etat. D'autres n'ont pas eu cette chance, et les manipulateurs du souvenir et de l'histoire continuent à leur réclamer la honte et les remords, chaque jour et sans cesse.
L'Eglise catholique par exemple, qui n'a plus le monopole du pardon.
***
L'Eglise catholique, à genoux dans le confessionnal

Le péché originel, la honte, la culpabilité et le pardon éventuel. Ce sont les rouages de la domination républicaine sur le peuple français depuis la Seconde Guerre Mondiale. La France doit expier ses fautes envers les juifs. L'Occident tout entier, je dirais même. Chaque homme et chaque femme, chaque institution, politique, morale, intellectuelle, tout le monde doit y passer. Le Génocide a été tellement cruel et atroce, n'est-ce pas, que nous avons tous contracté une dette infinie auprès du peuple juif.
Bof, après tout, énoncé comme ça, ce n'est pas forcément une aberration. Si les choses en étaient restées là, je ne crois qu'il y aurait eu de quoi en faire tout un flanc, à première vue. Mais le problème est un peu plus compliqué, à mon avis, un peu plus délicat à appréhender. Prenons la honte, par exemple. La honte du Génocide, de ce qui a été commis à l'encontre des juifs, à l'époque. C'est mieux que la propagande, ça. C'est un instrument de domination morale, de culpabilisation plus efficace que n'importe quelle autre technique de soumission des coeurs et des esprits.
Une propagande morale qui se reproduit d'elle même.
Regardez, c'est une technique que l'Eglise catholique a longtemps utilisé pour asseoir son pouvoir sur les foules. Pourquoi croyez-vous qu'elle avait inventé de toutes pièces le purgatoire? Pour mettre en place son fameux monopole des biens du salut. C'est un classique du genre, ça. Le pouvoir séculaire de l'Eglise est venu de sa capacité à pratiquer l'exclusivité du pardon. Non seulement du pardon, notez bien, mais aussi de la grande chaîne du jugement moral. Depuis l'amont, la faute et le péché, jusqu'à la confession en aval.
C'était bien pratique, non?
Les mêmes hommes qui énonçaient la liste des monstruosités morales que vous pouviez commettre, avaient par derrière le monopole du pardon de ses mêmes fautes. La voilà, la fameuse religion du salut, avec ses abus. En fin de compte un pouvoir moral absolu sur les peuples, et un contrôle de chaque instant sur leurs désirs, leurs peurs et leurs espoirs, avec seule la culpabilité comme guide.
Et des types en haut de la chaîne qui ne se privaient pas, eux.
La République et son utilisation politique du souvenir du Génocide, c'est quand même un peu la même chose, la même astuce. Nous pouvons énumérer les fautes qui entraînent la damnation immédiate, en République, depuis cinquante ans. Pas de problème, il suffit de lever un peu le nez et de jeter un coup d'oeil aux alentours, hein. Un peu comme les sept péchés capitaux, pour pousser l'exemple encore plus loin. Il suffit de reprendre les éléments que renforce la mythologie du Génocide. En vrac, la critique de la Démocratie et de la République, en tant que systèmes politiques et idéologiques, est synonyme de damnation. De même que toute velléité de sympathie pour une quelconque alternative extra-parlementaire.
Avec, au dessus de tout ça, le péché capital, le soupçon de l'antisémitisme, teinté automatiquement dans la morale républicaine de sympathie pour l'enfer idéologique nazi.
La République française possède donc le monopole des biens du salut moral.
Et elle sanctionne les pécheurs à la fois sur le plan matériel et spirituel. Elle jette l'opprobre sur les coupables, les dénonce et les stigmatise. Chacun doit surveiller son langage, ses pensées et ses actes. Car chacun doit garder la honte dans son coeur, et guider sa vie sous la conduite de la culpabilité. La honte originelle, censée le garder de toute déviance morale et intellectuelle. Tout écart de conduite ne fait qu'aggraver le poids des péchés du peuple de France, et seule la République oligarchique connaît le chemin de la Rédemption.
En cela, elle s'est substituée à n'importe quelle autre religion du salut.
A la différence près que le pardon n'existe plus.
Car la manipulation du souvenir qui a permis à l'idéologie républicaine d'éliminer toute alternative politique s'est faite sous l'oeil approbateur d'une partie de ceux que le Génocide concernait directement, les juifs. Il n'y a pas besoin de chercher ça très loin. L'Etat d'Israël s'est servi de la même surenchère dans l'horreur de la mémoire pour installer son régime colonialiste en Palestine. Et le petit jeu de travestissement de l'histoire effectué par l'oligarchie républicaine s'est logiquement fait en France avec la complicité d'organisations juives.
Qui d'autre aurait pu donner son consentement à l'édification d'une telle mythologie du souvenir, sinon ceux-là même qui possédaient seuls la légitimité d'évocation de ce même souvenir?
Au mépris des plus anciennes lois de la recherche historique, qui fait des acteurs d'un événement ou de leurs proches les individus les moins qualifiés pour décrire cet événement avec objectivité, le peuple juif s'est arrogé l'exclusivité de la vérité de l'histoire. Son martyr avait été tel que lui seul avait le droit de le décrire et le raconter. Et de le manipuler, sans doute, par la même occasion.
Ce n'est pas si terrible, n'est-ce pas?
Ces gens ont vécu une telle horreur, ils peuvent bien s'appuyer sur son souvenir pour légitimer leurs atrocités en Palestine. Et pourquoi pas pour légitimer la domination d'oligarchies dans d'autres pays? A la condition bien sûr que celles-ci s'engagent à défendre leurs intérêts en toute occasion, à l'image des républicains français.
Alors la condition pour que cet accord puisse perdurer, est que le peuple français ne puisse jamais se défaire de la culpabilité. Si l'intrumentalisation et le truquage du souvenir venaient à être dévoilés, les fondements de l'ordre moral républicain seraient détruits. Le pardon est donc impossible. Il n'y a pas de confession qui lave le péché des origines. Ou mieux encore, si confession il y a, elle ne suffit jamais pour que la totalité du péché transmis à chaque nouvelle génération soit pardonnée.
Le péché originel est éternel.
Chaque homme, groupe ou institution doit implorer un pardon qui ne viendra jamais. Comme si le pouvoir de l'Eglise catholique avait dépendu de sa capacité à faire miroiter un salut qu'elle ne pouvait se permettre d'accorder. Les organisations juives de défense de la mémoire, les trafiquants de l'histoire, ne cesseront jamais de demander des excuses à la France entière dans le simple but de raviver régulièrement la honte et la culpabilité. Sous le regard approbateur d'une République dont l'existence dépend entièrement de l'humiliation éternelle dans laquelle est ainsi plongée le peuple français.
Et le grand bal des confessions vaines, ça été les cathos et l'Eglise, il y a peu.
Les gestionnaires du salut ont demandé pardon, oui, vrai.
***

L'humiliation, en tant qu'institution de masse
C'était le 30 septembre dernier, au mémorial de Drancy, pour situer. Un évêque a lu une déclaration de repentance au sujet de l'attitude de l'Eglise sous Vichy. La voilà, l'Eglise, qui s'excuse, qui demande pardon à la communauté juive pour les compromissions de la hiérarchie catholique avec le régime de Vichy. Et se soumet enfin totalement, en tant qu'institution, à l'idéologie républicaine.
Le texte a été publié un peu partout, je crois, et il n'est qu'un reflet de l'acceptation massive par le clergé de son rôle de relais de propagande pour les mensonges d'Etat. Le pardon demandé par l'Eglise de France est un pardon à l'oligarchie autant qu'aux juifs qui ont participé à la mise en place du souvenir falsifié.
Cette repentance est à double sens.
Elle est la conséquence de pressions des mouvements juifs pour qu'une institution antérieure à la République devienne un appareil idéologique d'Etat à part entière. L'Eglise et la République n'ont pas toujours fait bon ménage, vous savez. Et ce n'est que dans la douleur que la religion catholique a cédé le pas, en France, à la religion républicaine. La République l'a supplanté, dans les domaines moraux, politiques et intellectuels. Elle lui a ôté la plupart de ses réseaux éducatifs pour obtenir le monopole de la formation des masses. Et les prêtres qui s'opposaient à la dictature idéologique républicaine ont été pourchassés, mis à l'écart ou diffamés et rejetés par leur hiérarchie.
Et la mythologie de la République a fini par triompher des quelques résidus d'indépendance idéologique que pouvait encore contenir l'Eglise. C'était le 30 septembre dernier, les gars. Après des années de lutte des manipulateurs de l'histoire pour donner aux catholiques français et au clergé leur part de honte et de culpabilité. Chacun son morceau, pas de problème.
Cette repentance est une mise au pas définitive de l'Eglise.
Ou alors un rappel à l'ordre final, sans appel. En demandant le pardon des juifs, l'Eglise fait beaucoup plus que s'excuser platement auprès d'une communauté religieuse. Elle courbe l'échine devant le mensonge de l'histoire. Elle rejoint finalement totalement les cohortes de la propagande d'Etat, tirant un trait radical sur ceux qui, en son sein, refusaient jadis, et refusent encore aujourd'hui, la supériorité morale de la République.
L'Eglise se confesse.
Pour moi, cela ne signifie qu'une chose, en fait. Que la communauté juive d'une part, et la République d'autre part, possèdent la capacité à juger les actes de l'Eglise. C'est à dire la capacité à énoncer les fautes que les serviteurs de Dieu sur terre peuvent commettre, et de quelle façon ils doivent demander le pardon. Nous autres, croyants perdus dans le peuple, nous devons nous confesser à l'Eglise. Mais elle, et tout son clergé dans la foulée, n'a pas d'autre alternative que rendre des putains de comptes à la religion républicaine.
Chaque membre du clergé devient donc un pécheur qui ne peut connaître le pardon de son Dieu. C'est auprès de la communauté juive et de l'oligarchie républicaine qu'il doit expier ses erreurs passées. La République est au-dessus de Dieu, que voulez-vous. Elle possède la connaissance du bien et du mal devant laquelle l'Eglise doit s'incliner et s'agenouiller. Devant les juifs, mais à travers eux, à peine dissimulée, l'oligarchie républicaine et sa longue tradition de manipulation de l'histoire et de la morale.
Mais le texte de repentance n'aurait pu être autre chose qu'un texte de propagande.
Il n'est pas seulement un acte de soumission de l'Eglise de France, non. Pas de chance, c'est plus que ça encore. C'est une déclaration dont le rôle est de renforcer la vision historique tronquée et déformée qui sert le pouvoir de la République.
Nul ne peut vivre en paix avec lui-même sur un passé refoulé ou mensonger, nous dit un passage du texte, en gros, hein. Une phrase extraordinaire, pas moins. Tout comme une autre qui annonce un truc du style que l'Eglise n'est pas coupable de ce qui s'est passé hier, mais qu'elle en est solidaire en tant qu'institution. La tromperie républicaine soutenue par une partie de la communauté juive est là, juste là.
Sous notre nez.
Sur le passé mensonger, on s'en doute, c'est pour rappeler la responsabilité de chacun, et pas seulement l'Eglise catholique. Histoire de pas oublier tout ce qui s'est passé à l'époque, les trucs horribles et tout. En ralliant le camp du mensonge et de la falsification historique, le clergé fait l'apologie de ce même mensonge, et sans sourciller, loin de là. Et en prime une petite pique bien placé contre les révisionnistes, jamais cités, mais lourdement sous-entendus. Attention, les gars, au train où vont les choses, avec ce type de discours, l'excommunication de ceux qui tentent de rétablir la vérité du Génocide ne saurait trop tarder.
Après tout, Dieu n'a pas son mot à dire, on l'a vu.
Et le clergé insiste. La culpabilité vient de la solidarité. Ce que des membres de notre institution ont fait, nous en portons également la responsabilité. C'est dans le texte, hein, j'invente pas. Personne n'accuse personne des erreurs du passé, mais quand même, il faut des coupables. Et pour la France, au fait, c'est pareil. Le pas est vite franchi, à partir de la déclaration de repentance, là. Les français d'aujourd'hui ne sont pas à blâmer pour ce qui est arrivé hier, pourrait-on dire, mais ils font partie d'un même peuple, une même nation. Alors ils doivent en assumer la responsabilité et le fardeau.
Pardon, pardon, l'Eglise s'excuse et dans le même temps, en rajoute une couche sur la propagande républicaine. Tachée par le soupçon de la collaboration, l'Eglise doit laver ses fautes. Heureusement qu'il y eut des prêtres résistants, nous dit le texte. Ils ne suffisent pas à tout pardonner, mais ils sauvent l'honneur. Ces résistants sont applaudis par le clergé actuel. Un clergé qui est donc à présent avant tout politique, et soumis à la République. Il en acclame les héros, réécrivant ainsi une histoire manichéenne de bon et de méchant où les monstres seront toujours les adversaires de la République.
Le voilà, le clergé catholique idéologique, il existe.
Il a succombé aux pressions trop fortes de ceux qui l'accusaient d'avoir favorisé la fuite de nombreux collaborateurs lors de la grande chasse aux sorcières de la libération. Il est devenu politique, plaçant le bien et mal sur l'échiquier temporel.
Des prêtres ou des moines catholiques ont aidé des mecs, à l'époque. Des gars qui avaient collaboré, ou des fascistes, même. Cela ne semble pas si étonnant, à mon avis. Il y a comme un principe dans l'Eglise qui fait que chaque individu dans le besoin doit être aidé, et cela indifféremment de sa couleur politique, entre autres. Ces prêtres n'étaient pas des monstres, convertis à la religion du mal. Pourtant ils font honte au clergé actuel. On leur préfère les prêtres qui ont lutté pour la République. Ceux-là sont loués, mis en avant, tandis que les autres sont reniés, oubliés, trahis à posteriori par leur propre hiérarchie.
Parce que Dieu est républicain, vous savez.
***
Les racines du mal, là, depuis peu de temps...

Mais ça ne suffisait pas. Pour certaines organisations juives, il fallait encore plus que ça. Regardez les journaux de la République. Ils ont grouillé à cette occasion de commentaires de juifs sur la repentance de l'Eglise. Et la conclusion était que c'était trop tard. Que cela ne ramènerait pas les morts. Et d'accueillir les excuses du clergé avec un certain mépris. Comme si tout cela ne comptait pas, tant le drame fut important, comme si tout cela ne permettrait jamais d'entraîner le pardon. Et les mêmes qui appelaient de toutes leurs forces au repentir de l'Eglise la prenne aujourd'hui de haut.
Le contentieux est trop lourd, pour les uns, tandis que l'Eglise n'est pas crédible, tant son rôle fut terrible à l'époque, pour d'autres. Rien que du logique, là dedans. Après l'humiliation, de refuser le pardon. C'est en adéquation la plus parfaite avec les mécanismes de culpabilisation qui soutiennent la République.
L'adversaire est à terre, autant le piétiner, après tout.
Pourquoi se permettre de pardonner? Le pardon soulagerait de leur sentiment de honte les membres du clergé et les catholiques dans leur ensemble. Or, ce n'est pas ça, le but du jeu, on s'en doute. Il faut que les excuses achèvent de faire rentrer l'Eglise dans le rang républicain, tout en la soumettant toujours à un remords coupable éternel.
Et même lorsque les réactions, des hauts dignitaires des organisations juives, se font plus mesurées, on sent vite un processus semblable à l'oeuvre. Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, par exemple, au hasard. Pour ses membres, l'acte de soumission de l'Eglise n'est pas un aboutissement. Ils en reconnaissent l'importance, c'est un fait. Mais ajoutent vite que l'Eglise doit devenir un exemple.
Pour la France entière.
C'est à dire un modèle pour tous les autres grands corps administratifs et institutionnels qui ont été impliqué dans le régime de Vichy. Un Etat entier doit s'excuser! Le petit discours du Vélodrome d'hiver de juillet dernier n'y change rien. Que les dirigeants français aient reconnu la responsabilité de la France dans son ensemble ne compte pas vraiment. C'était un joli discours, mais ça ne va pas assez loin. Il faut à présent que chacun de ses composants administratifs de l'époque fasse des courbettes pour s'excuser.
Les magistrats et avocats doivent s'excuser. De même que les enseignants, les conseillers d'Etat ou les médecins. Personne ne doit y échapper, c'est la règle. Ces corps ont pourtant été épurés par la république depuis bien longtemps mais qu'importe. Cet assainissement ne compte pas. La France ne doit pas être considérée comme pure tant que chacun de ses habitants n'aura pas mis un genou à terre. Et tout ça dans l'argumentation bien classique destinée à faire frémir les chaumières.
Parce que ça pourrait recommencer.
Chaque institution doit suivre le chemin de l'Eglise. L'argument est que si ceux qui font partie d'un corps administratifs ayant collaboré sous Vichy n'implorent pas le pardon des juifs, l'engrenage terrifiant du totalitarisme et de l'acceptation passive de l'antisémitisme pourra resurgir sans soulever de protestation aucune.
J'en tremble déjà.
La vraie raison, évidemment, c'est que la culpabilité ne doit épargner aucun secteur de la société. Pourtant, en touchant l'Eglise, et donc les catholiques, à travers le fameux texte de repentance, l'oligarchie républicaine et ses amis ont révélé une nouvelle tactique. Une tactique de domination morale qui prouve qu'elle possède la pleine conscience de ses faiblesses ou des processus qui font son autorité. Car le truc de l'Eglise va beaucoup plus loin qu'un simple renforcement de la culpabilité du souvenir du Génocide. Il prend une dimension plus large qui est un repositionnement de la honte dans le temps. Rien que pour les cathos.
Ainsi, le repentir du clergé catholique évoque les causes du Génocide. Et en plus de reconnaître ses fautes sous le régime de Pétain, l'Eglise pousse le bouchon en admettant être en grande partie responsable de l'antisémitisme qui a conduit à la collaboration française et au massacre des juifs d'Europe.
L'idée est que le clergé et le Vatican ont entretenu durant des siècles la haine de la religion juive, au mépris des recherches qui prouvent les origines communes du judaïsme et du catholicisme. L'Eglise aurait été responsable de la diffusion de l'antisémitisme en France et dans les pays catholiques. Et l'idéologie fasciste n'aurait alors eu aucune peine à convaincre des esprits déjà affaiblis par des siècles de haine des juifs.
Pauvres brebis égarées.
La cosmologie républicaine s'est appuyée sur le souvenir faussé du Génocide. Mais ce souvenir plonge ses racines plus loin encore que la Seconde Guerre Mondiale, plus loin encore que notre siècle mourant.
Comprenez, la culpabilité sur laquelle s'est assise la République est une culpabilité jeune. Elle ne possède pas la stabilité historique d'événements tout autant utiles à l'oligarchie que la Révolution française, idéalisée à souhait. Pour implanter une honte et une servitude morale plus forte encore dans le peuple de France, il fallait quelque chose comme une responsabilité plus lourde encore, et qui ne souffre aucune contestation. Et c'est aux catholiques, majoritaires dans ce pays, que l'oligarchie républicaine a choisi de s'adresser à travers le repentir du clergé.
L'Eglise est à l'origine de l'antisémitisme, et donc de la montée du nazisme. Chaque catholique possède donc au fond de lui cette faute séculaire, cette responsabilité ancestrale, intrinsèque à sa religion. Quelle que soit la portée de ses excuses, il ne pourra jamais faire oublier les actes de ceux qui l'ont précédé.
Chaque catholique dans le monde devient responsable du Génocide.
Magnifique, n'est-ce pas?
La honte ne provient plus seulement de la Seconde Guerre Mondiale. Elle remonte aux sources même de la religion catholique. On voit mal, dans ce cas, comment il serait possible à l'Eglise et ses membres et adeptes de se faire pardonner un jour auprès des juifs. On ne se fait pas pardonner sa religion, désolé. La République bafoue une fois encore l'histoire et le souvenir. Elle crée la honte pour asservir le peuple.
Rien de tel pour renforcer la mythologie républicaine face à la montée du révisionnisme. Rien de tel que d'enfoncer un peu plus les catholiques, et donc une large partie de la population française, dans une triste faute que leur simple appartenance à une culture religieuse implique de façon automatique. C'est pour bientôt dans les livres d'histoire, non?
C'est tout nouveau, c'est républicain.

Maxime Pale





"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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