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La Chronique de Maxime Pale

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Au nom de la liberté d´expression, Radio Islam ouvre ses pages, aux intellectuels français, sur les sujets tabous en France. Toute contribution est bienvenue, sous la responsabilité intellectuelle de l´auteur. "Du choc des idées jaillit la lumière"!



ARTICLE 19
: "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit "

Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.




Le révisionnisme et la révolution idéologique


LES APPAREILS IDEOLOGIQUES D'ETAT

 

Althusser et la contre-révolution

(Seconde partie)

 

***

La révolution idéologique

 

Bon, cette histoire d'AIE, là, c'est bien joli, je ne vais pas dire le contraire. Mais ça ne suffit pas. L'analyse descriptive, c'est cool, mais Althusser ne serait pas un marxiste digne de ce nom s'il ne proposait pas aussi une théorie de la révolution. Parce que le but du jeu, au fait, c'est quand même un peu ça, la révolution. On a beau faire, on y revient toujours. C'est difficile d'y échapper. Même si en cette fin de siècle médiocre, peu de gens considèrent encore l'idée d'une révolution en Europe comme un truc crédible.
C'est un peu dommage.
Et c'est aussi un autre genou plié devant la thématique républicaine, qui prétend que la Révolution française fut un événement fondateur de la modernité politique et sociale. Un acte de naissance de maturité idéologique dans l'histoire de l'humanité, et qui ne saurait donc être remis en question. Surtout pas par une autre révolution, dont la violence implicite est reniée et rejetée par les héritiers du vieux bain de sang jacobin.
Pourtant, la contre révolution a toujours existé.
Elle s'est nourrie des idéologies du siècle, elle s'est affinée dans son analyse de l'Etat et de ses appareils, en trouvant finalement dans le révisionnisme un mode de pensée et d'action capable d'unifier les tendances politiques et culturelles qui s'opposent à la tromperie démocratique des oligarchies républicaines.
Pour Althusser, puisque c'est de lui qu'il est question, la révolution possède deux objets qui concernent les deux types d'appareils d'Etat, à savoir le répressif et l'idéologique. Le premier est le noyau dur de l'Etat, doté d'une puissance et d'une résistance qui sont à toute épreuve. Pas de chance, les gars. L'appareil répressif d'Etat est presque invulnérable. Et c'est vrai qu'il est un peu difficile d'imaginer que l'on puisse encore aujourd'hui prendre notre chère République par les armes. C'est plus trop possible, ça. Et je demande à personne de faire ça.
Par contre, les AIE, c'est autre chose.
En effet, ils sont plus vulnérables, nous dit Althusser. Ils réalisent l'idéologie d'Etat de façon autonome et dispersée. Et la contre-révolution doit d'abord se concentrer sur eux. Gramsci disait que la conquête du pouvoir culturel et donc des réseaux de diffusion de l'idéologie d'Etat était plus importante que la prise de l'Etat lui-même. Ce dernier, s'il est privé de son hégémonie morale et idéologique, sera dépossédé de sa légitimité et deviendra à son tour vulnérable.
Pour Marx, c'est dans l'idéologie que les hommes prennent conscience de leurs intérêts et mènent leur lutte de classe jusqu'au bout. C'est pas mal dit, ça, je trouve. Parce que la force de répression de l'Etat ne provient que de la légitimité que l'idéologie qu'il diffuse lui procure. Et cette idéologie est véhiculée par des appareils plus faciles à déstabiliser que l'Etat lui-même. C'est sûr, il est possible de combattre un AIE par ses propres armes, les idées. Bon, voilà qui nous donne un peu de baume au coeur, non?
La contre-révolution, dans ce cas précis, n'est pas une révolution armée.
La prise des AIE est une révolution idéologique et culturelle, qui n'a pas vocation à se heurter à l'appareil répressif d'Etat, dans un premier temps. Il est vain, en effet, de croire que l'on pourrait s'attaquer à l'Etat par la force, c'est à dire s'attaquer à un bloc de légitimité stable et puissant, sans avoir réussi auparavant à ébranler les sources de cette légitimité.
Mais Althusser nous précise ce qu'il entend par cette prise des appareils idéologiques d'Etat. Ainsi, les institutions chargées de diffuser l'idéologie d'Etat forment un ensemble hétérogène mais cohérent, dont la structure est particulière à chaque forme de domination et d'oligarchie. Les oligarchies républicaines, par exemple, ont fait de l'AIE scolaire l'appareil dominant entre tous, alors que leur pouvoir n'était pas encore assuré, au début de ce siècle. L'école est devenu le centre de la diffusion idéologique, formant un couple avec la famille dans la formation et la reproduction de l'ordre moral républicain.
Les institutions chargées de diffuser l'idéologie d'Etat ont toutes été mises en place ou encouragées par les oligarchies républicaines. Elles sont leur jouet, leur création. Les assemblées représentatives, les structures académiques, les associations de parents d'élèves, les grands groupes de presse et de télévision, la liste est longue, on va pas y passer des heures et des heures. Ce sont des structures qui ne sont que des reflets de l'idéologie globale. Elles ne possèdent pas d'autonomie antérieure. Elles ne sont pas des structures neutres sur lesquelles on aurait plaqué une quelconque idéologie à diffuser.
Désolé, ce n'est pas si simple.
Il ne suffit pas d'investir les AIE avec les doctrines de la contre-révolution.
Il serait illusoire, en effet, de croire qu'il est possible d'investir un AIE créé par la République. Ainsi, l'appareil médiatique qui selon Althusser, nous gave par des doses quotidiennes de nationalisme, chauvinisme, libéralisme, moralisme... ou encore l'AIE politique et son idéologie soi-disant démocratique n'existent que pour et par la morale républicaine totalitaire. Leur ébranlement ne signifie donc pas leur conquête, mais leur remplacement, car les AIE sont voués à disparaître en même temps que l'idéologie qui les anime.
Le but de la contre-révolution culturelle et idéologique n'est donc pas la prise de pouvoir dans les AIE républicains, mais leur destruction. Nous l'avons vu, il extrêmement difficile et dangereux, du point de vue de l'intégrité de la lutte anti-républicaine, de chercher à combattre l'idéologie d'Etat au sein même de ses appareils de diffusion. C'est le pari qu'a tenté le Front National, et on sait les doutes que j'émets sur cette stratégie. Lutter à l'intérieur des mécanismes créés par l'oligarchie, jouer selon les règles qu'elle a défini, c'est reconnaître la légitimité de l'appareil d'Etat.
Examinons donc un peu ce que pourrait être la lutte interne aux AIE.
L'école, tout d'abord. Nous savons le sort fait aux professeurs révisionnistes en France. Ceux qui contestent la République et son ordre moral n'ont pas leur place dans l'AIE scolaire. Ils sont traqués comme des bêtes, et l'actualité française fait régulièrement état des sanctions dont ils sont victimes.
Pour Althusser, les enseignants qui tentent de retourner le savoir qu'ils enseignent contre l'idéologie et le système sont des sortes de héros qui oeuvrent dans des conditions impossibles et épouvantables. Leur action est vaine, ou presque. Il s'agit d'une stratégie suicidaire, pour leur carrière et leur réputation. Une stratégie suicidaire que je ne peux qu'encourager. En effet, plutôt que de servir le système, les hommes qui ont conscience des mensonges républicains qu'on leur force à propager, devraient tous quitter l'AIE scolaire et rejoindre les rangs de la contre-révolution.
Ces hommes devraient franchir le pas.
Et claquer la porte de l'Ecole fasciste républicaine avec fracas. Et dénoncer devant leurs élèves les tromperies que sont les hommages rendus à la République, à la Révolution française, aux vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale en condamnant les thèses propagées par les fanatiques du Génocide qui n'ont pas d'autres but que celui d'appuyer la légitimité morale des oligarchies européennes. Bien sûr, cette dénonciation, pour un professeur, est synonyme de répression administrative. Mais quoi de plus honorable pour ces hommes que de quitter un AIE totalitaire la tête haute?
Il n'y a donc pas de solution contre-révolutionnaire durable dans l'AIE scolaire. Toute action de lutte idéologique entraîne une expulsion, un rejet, qui est sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à ceux qui s'opposent à la République. Leur carrière est brisée, mais quelle carrière? Le rôle de propagateur de l'idéologie d'Etat et des mensonges historiques? Leur réputation est brisée, mais quelle réputation? Les louanges de la République doivent sonner comme des insultes pour ceux que l'idéologie de l'oligarchie ne trompe pas.
Et ce problème est le même pour l'AIE médiatique.
Il est impossible de combattre la République au sein des journaux qu'elle a créé. Les grands groupes de presse n'admettent nulle contestation de l'idéologie dominante. Un journaliste ne peut pas combattre de l'intérieur du Monde ou de Libération. Sa réputation lui fermera la porte de ces journaux. De même, les écoles de journalisme françaises, viviers de la déontologie républicaine et de la morale médiatique de l'oligarchie, sont des points de passage obligés pour toute carrière digne de ce nom dans l'AIE médiatique. Et leur recrutement implique une adhésion sans faille aux valeurs de la République et aux sirènes douteuses de l'histoire officielle.
Je rappellerai juste pour mémoire que ces écoles ont été créées presque toutes après la Libération, par ces mêmes hommes qui se sont emparés du monopole de la diffusion idéologique.
Un journaliste contre-révolutionnaire ne peut conserver son intégrité morale s'il s'obstine à faire carrière dans un journal républicain. Ces journaux sont une propagande d'Etat, et représentent, sous le couvert d'une déontologie mièvre et d'une objectivité hypocrite, une forme de totalitarisme insidieux que tout homme qui refuse la République doit combattre et non pas servir. Même si la République cesse alors de le considérer comme un journaliste digne de ce nom et si la profession, c'est à dire l'ensemble des odieux serviteurs de la propagande d'Etat, le considère comme un adversaire.
Lisez Rivarol plutôt que Le Figaro, les gars.
N'oublions pas, il n'y a pas de voie républicaine à la contre-révolution.
Et ça, ça se vérifie dans l'ensemble des AIE. Dans les familles, où l'éducation parentale agenouillée devant les adages républicains devra être rejetée, au prix même du respect et de l'affection de ceux qui la diffusent et servent de relais à l'école, les parents. Dans les AIE politiques, où les partis anti-républicains sont exclus du jeu par des ruses électorales qui les privent de toute représentation, quand ces partis ne sont pas absorbés lentement par le système, lorsque les intérêts politiques et les rêves de pouvoir prennent le pas sur le combat idéologique originel sous l'oeil amusé des partis oligarchiques.
C'est partout la même histoire.
La prise de conscience contre-révolutionnaire est un déchirement.
Un abandon, une perte.
Car le système républicain est exclusif. Si vous ne pouvez pas accepter son histoire mensongère, vous devez vivre sans histoire, car la République interdit toutes les autres interprétations plus véridiques des siècles passés. Si vous refusez sa propagande, vous devez vivre en affrontant ceux qui la diffusent, écoles, familles, médias. Vivre en dehors du système totalitaire républicain, c'est vivre dans un monde auquel ce système refuse toute existence légale ou légitime, dans des structures qu'il cherche à détruire à chaque instant, des repères qu'il vous ôte dès que l'occasion s'en présente, des valeurs qu'il traîne dans la boue si vous commettez l'erreur de les revendiquer en face de ses partisans.
La seule voie possible pour la contre-révolution et le révisionnisme est alors, dans l'optique d'un remplacement des AIE, une création parallèle préalable. La mise en place d'une alternative intellectuelle appuyée sur des structures concrètes capables de fournir à ceux qui refusent la République un cadre d'expression, de travail et d'éducation stable.
Un cadre de liberté, et sans doute de vérité.

 

***

L'Etat invisible révisionniste

 

La résistance face à la République passe par la mise en place de structures destinées à supplanter les AIE dominants et, à terme, l'appareil répressif d'Etat. Ces structures doivent être indépendantes vis à vis des institutions républicaines et former un ensemble cohérent capable de rivaliser avec l'idéologie d'Etat et de se reproduire en tant que lutte.
Et ces structures sont la contre-révolution idéologique.
Elles existent déjà, en partie. De façon un peu désordonnée, peut-être. A cause des clivages politiques dont j'ai déjà parlé, je ne sais plus où. Ces clivages divisent en plusieurs tendances les contre-révolutionnaires, de gauche et de droite. Mais la révisionnisme est le facteur d'union de ces tendances, le point commun et le terrain d'entente le plus cohérent et le plus stable. En effet, la recherche intellectuelle d'une vérité historique ne souffre pas les querelles de chapelles entre les adversaires de la République.
Il n'y a qu'une vérité. Elle ne peut être divisée.
Alors, les gars, que vous soyez plutôt de cette sorte de fervents catholiques, du genre de ceux que la République taxe d'intégristes, ou alors plutôt des marxistes ou des anarchistes, qu'importe, c'est le même mensonge que vous affrontez dans l'idéologie d'Etat.
Et les armes de ce combat sont d'abord les institutions de diffusion parallèles qui ont été mises en place pour contrebalancer l'influence du pouvoir idéologique de l'oligarchie. Et la première est une structure qu'Althusser ne considère pas comme un facteur d'opposition. C'est la religion. Pour lui, bon marxiste qu'il est, la religion est le pendant de l'école et de la famille dans la propagation des valeurs dominantes.
L'AIE religieux, et son institution, l'église, ne sont pour lui que la forme ancienne de l'AIE dominant qui a été supplanté par l'école lors de l'avènement de la République. L'église, principale source de propagation de l'idéologie d'Etat sous l'Ancien Régime, est devenue un AIE secondaire face au pouvoir grandissant accordé à l'école. Néanmoins, ses représentants, les prêtres, continuent de servir l'idéologie dominante qui a su les reconvertir aux valeurs républicaines, dans leurs sermons et leurs écrits.
Althusser était aveuglé par la doctrine de son maître à penser, le Marx, là.
Il n'a pas su repérer le potentiel révolutionnaire de l'église et de la religion. Pour lui, l'église sert de relais à l'appareil d'Etat pour son idéologie dominante. Bien sûr, il n'a pas faux sur toute la ligne, le mec. Parce que c'est pas bête de penser qu'une partie du clergé est soumise aux idéaux républicains et se charge de s'en faire l'écho. Mais il s'agit d'une forme dévoyée de religion. Une perversion. Une religion d'Etat qui n'a plus rien de catholique.
La vraie religion est subversive, elle ne se soumet pas au totalitarisme d'Etat. Elle représente une vision du monde alternative qui ne saurait être compatible avec une propagande manipulée par une oligarchie, quelle qu'elle soit. L'église n'est pas une simple institution. C'est une structure complète qui forme ses propres cadres, à des fins de fonctionnement interne, et non pas pour fournir des servants à l'Etat. Elle possède donc une marge d'indépendance idéologique qu'ont perdu depuis longtemps les autres appareils idéologiques de la République.
Et pour cause. L'église n'a pas attendu la République pour mettre en place des mécanismes d'éducation et de transmission de la foi. Elle a toujours contenu en elle, de façon intrinsèque, une conception du monde bien plus vieille que les mièvreries républicaines dégoulinantes de tolérance hypocrite. La main-mise effectuée par la République sur certaines factions de l'église catholique française n'a pas pu entamer une doctrine religieuse qui dépasse de loin le credo laïque de la République.
L'église n'est jamais devenue un appareil d'Etat à part entière.
Et ce n'est pas pour rien qu'une tendance de la contre-révolution en France est enracinée dans la foi catholique. Un vrai catholique ne peut être républicain. Et un vrai catholique se doit d'être révisionniste. De cette façon seulement, il réalisera des valeurs et des croyances que la République méprise et rejette.
La République ne tolère pas la religion, à moins de la soumettre.
L'idéal assimilateur républicain est un idéal totalitaire voué à la formation d'une pensée unique chez les citoyens. La seule religion possible est alors celle de l'Etat. Les autres religions, les religions réelles, doivent passer après celle de la République. Elles doivent s'effacer et courber l'échine face à l'idéologie dominante.
Voilà pourquoi Althusser s'est trompé. Sur ce seul et unique point. En tant que marxiste, il assimilait la religion à une idéologie, et donc à un ensemble de croyances erronées, subjectives et aliénantes. Pourtant, la religion est souvent le dernier rempart contre le totalitarisme, comme n'importe qui a pu le constater dans les anciennes colonies soviétiques en Europe de l'Est. La résistance à une idéologie totalitaire passe par une croyance plus forte qui permet de surmonter l'implantation de valeurs dominatrices. Une croyance, dont l'existence est préalable au pouvoir totalitaire, et dont la structure est éloignée des créations oligarchiques comme les médias ou les institutions politiques.
Vous voulez un autre exemple?
Jetez un oeil en Amérique Latine, où des prêtres se sont battus aux côtés des opprimés et des guérillas dans la cadre de la théologie de la libération. Face à eux, une frange du clergé composée d'arrivistes et d'assoiffés de pouvoir soutenait les oligarchies fascistes payées par les Etats-Unis. Le combat est le même, en France, vous savez. Une faction pseudo-légitime de la hiérarchie catholique soutient le pouvoir en espérant en retirer de maigres avantages, tandis que des prêtres continuent à bafouer dignement la République.
La religion, dans sa forme pure, et donc désintéressée, ne tolère pas l'oppression, le mensonge étatique et la domination d'une classe politique aux valeurs hypocrites. Dans tous les pays. J'ai évoqué les catholiques, forcément. C'est la principale religion française. Alors on me pardonnera ce léger ethnocentrisme, hein. Mais je parle à présent en terme de religion, de façon générale et universelle. La religion est l'une des bases principales de la contre-révolution. Car elle représente des courants de pensée qui plongent leurs origines au-delà de l'histoire truquée des oligarchies occidentales.
Toute religion digne de ce nom est automatiquement révisionniste, car son histoire ne peut s'accorder avec celle dont se servent les classes dominantes.
Le révisionnisme permet l'union de tendances politiques opposées en apparence. Mais il est aussi le point de jonction entre des religions différentes. Dans tous les pays où le Génocide a été utilisé pour asseoir des oligarchies mensongères, les religions sont la base de la lutte contre les morales dominantes, et la révision de l'histoire et des tabous qu'elles impliquent transcende alors les clivages politiques, religieux et culturels.
Bien sûr, la religion n'est pas tout.
La contre-révolution doit être capable de répondre à chacune des institutions de propagande et d'éducation de la République. A chaque AIE doit correspondre un équivalent révolutionnaire chargé de propager la vérité, de dénoncer le mensonge oligarchique et de préparer le remplacement du système républicain. Ce sont les maisons d'édition qui publient les textes révisionnistes, à l'image de la Vieille Taupe. Ce sont les librairies qui, au mépris des lois de la République française, vendent des ouvrages issus de tendances politiques situées en dehors de la scène traditionnelle, à gauche comme à droite.
Ces librairies, ces réseaux de vente par correspondance, ces éditeurs qui ne cherchent pas le profit, et qui payent parfois lourdement leur action intellectuelle, forment l'opposition révolutionnaire à l'AIE culturel républicain. De même, les auteurs qui continuent leurs recherches révisionnistes où qui critiquent ouvertement la République dans leurs ouvrages, au mépris des procès que leur infligent les serviteurs du pouvoir, construisent une contre-culture qui vient s'opposer à l'hégémonie culturelle de l'Etat français. Cette contre-culture est une alternative intellectuelle, une culture dissidente qui échappe au bloc idéologique de l'Etat totalitaire. Elle frappe la légitimité de l'Etat au coeur même de ses fondements, et remet en cause l'histoire et la morale qui la soutiennent.
Et nous assistons au même phénomène, en face de l'AIE médiatique.
Mais là, bien sûr, c'est plus difficile. Parce s'il est toujours possible d'éditer un bouquin et de le vendre par correspondance, la presse française est soumise à des codes strictes qui punissent les écarts et sanctionnent les journalistes dissidents. C'est pourquoi la presse hebdomadaire ou quotidienne qui cherche à se revendiquer de valeurs non républicaines ou révolutionnaires doit se museler elle-même, sous peine de disparaître rapidement sous les attaques administratives et pénales.
Alors elle se censure toute seule. Pas besoin de la République. Elle n'a pas le choix. Et son contenu y perd beaucoup en profondeur, dans cette affaire là. Bien sûr, il y a toujours des petites critiques, des sous-entendus ironiques, surtout une sorte de fatalisme désabusé. Mais de révolution, et de remise en question du régime oligarchique, point. Comme si son action sur le front même de la lutte contre le système l'avait vidé de toutes ses forces. Je pense à Rivarol, à Minute, National hebdo, Présent, pour les plus connus.
Ces journaux ont leur utilité. Il sont même indispensables. Mais ils ne sont plus à la pointe de l'action anti-républicaine et encore moins révisionniste. Ils ne sont que des reflets aseptisés de la presse d'opinion d'avant-guerre. Leur existence dépend de leur prudence. C'est pas leur faute, hein. Il faut bien vivre.
Leur combat est plus subtil, à la limite.
En effet, ils compensent leur absence d'engagement révolutionnaire par une fonction de relais vers des revues et ouvrages qui sont, eux, réellement subversifs. Ils renvoient ainsi à la structure parallèle culturelle de la contre-révolution, en vendant eux-mêmes des ouvrages dissidents ou en fournissant l'adresse de revues comme Révision, revues qui sont, elles, réellement en lutte contre le système. Elles ne sont pas secrètes, mais leur discrétion leur évite souvent de subir les attaques dont est victime la presse anti-républicaine. C'est de cette façon, par renvois et relais, qu'une structure médiatique et culturelle s'est mise en place, avec les moyens du bord, la colle et du papier.
En fait, le problème, c'est surtout l'AIE scolaire.
C'est le gros morceau ça. On a vu que dans le coin religieux, pas de problème, ça roule. On a vu aussi que côté médiatique et culturel, ça avance comme ça peut. Mais l'hégémonie républicaine restera toujours légitime et insurmontable tant que son AIE dominante, l'école, gardera son pouvoir d'éducation et d'implantation idéologique. Désolé, mais on pourra écrire tous les petits bouquins qu'on voudra, pendant des heures et des heures, on pourra les éditer où on voudra, la contre-révolution restera en eaux stagnantes si l'école républicaine continue à apprendre aux bambins à haïr les révisionnistes.
Et à cause de ça, l'Etat invisible de la contre-révolution doit être à même de créer des structures d'éducation capables de défaire les réflexes républicains programmés dans les écoles d'Etat. Les écoles religieuses peuvent remplir cette fonction, à condition qu'elles acceptent de considérer le révisionnisme comme le seul et unique fondement temporel à une révolution politique et culturelle. C'est aux catholiques d'oeuvrer dans cette voie.
Mais le plus efficace, c'est encore le Parti.
Le Parti, dans la tradition marxiste, est une structure pré-étatique destinée à supplanter l'appareil d'Etat. Mais c'est aussi, et surtout, une école de formation imperméable à l'idéologie des classes dominantes. Une école alternative qui fournit l'éducation nécessaire à la résistance et à la dissidence en face des valeurs républicaines que l'on nous force à avaler, de façon obligatoire, dès notre plus jeune âge.
Je sais bien que les révisionnistes proviennent de tendances politiques, culturelles et religieuses très différentes. Et cette diversité est une dynamique solidaire qui nourrit la contre-révolution. En France face à la République, mais dans tous les régimes totalitaires pour qui le Génocide est un tabou mondial, universel censé fonctionner en tout lieu et pendant des années encore. Dans le cadre de la République, c'est une pierre maîtresse de la légitimité totalitaire, un événement qui s'est parfaitement adapté à l'hégémonie idéologique des oligarchies en mal de stabilité avant la Seconde Guerre Mondiale.
Mais ça va plus loin que ça.
Dans d'autres pays, de la même façon, le souvenir du Génocide a été utilisé pour rendre légitime l'oppression et la domination idéologique. Alors je pense que la contre-révolution n'est pas seulement anti-républicaine, mais doit concerner chaque révisionniste en Europe et dans le monde, au delà des clivages apparents. Cette solidarité existe en France, mais ne s'est jamais concrétisée par l'apparition d'une structure commune, excepté à l'extrême droite, avec le Front National que je soupçonne de tendances à la compromission politique avec la République et ses valeurs.
Ce parti occupe la même fonction que la presse subversive déjà évoquée. Il n'est qu'un relais vers des tendances plus ouvertement révolutionnaires, et qui ne peuvent exister qu'en dehors du système.
Ce n'est pas suffisant.
Le Parti qui sera à même de rivaliser au niveau culturel et politique avec les institutions de l'oligarchie ne saurait avoir pour but l'accession au pouvoir d'un homme dans le cadre des règles républicaines et démocratiques. Il ne s'agit pas de prendre le pouvoir, non. Mais de le remplacer, et de former au préalable une contre-société, avec ses propres règles, ses propres mécanismes et ses propres institutions. En son sein, le combat culturel pourrait prendre alors une dimension réelle, en montrant à chacun qu'il existe une alternative à la pensée unique diffusée dans nos sociétés.
Et si le révisionnisme n'est pas à même d'engendrer, dans le contexte même de sa lutte, une organisation concrète et internationale d'opposition au totalitarisme idéologique, capable d'unifier les courants qui s'en réclament, c'est que son combat est tout autant voué à l'échec que le marxisme professé par Althusser dans les années 1970. La République et ses équivalents en dehors de la France triompheront tant que nous jouerons encore à l'intérieur des règles fixées par les oligarchies.
C'est à dire tant qu'en dehors des structures étatiques qu'elles ont créé, nous n'aurons pas d'existence morale et intellectuelle légale.
Et sans ça, c'est bonnes vacances, les gars.

Maxime Pale



"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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