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La Chronique de Maxime Pale
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Au nom de la liberté d´expression, Radio Islam ouvre ses pages, aux intellectuels français, sur les sujets tabous en France. Toute contribution est bienvenue, sous la responsabilité intellectuelle de l´auteur. "Du choc des idée jaillit la lumière"!




LES APPAREILS

IDEOLOGIQUES D'ETAT

 
Althusser et les oligarchies bourgeoises

 

 



"
A notre connaissance, aucune classe ne peut durablement détenir le pouvoir d'Etat sans exercer en même temps son hégémonie sur et dans les appareils idéologiques d'Etat."

Louis Althusser.


(Première partie)
Néo-marxisme et République
(Maurras était marxiste)
 
Bien sûr, j'en connais pas mal que la simple mention du gars Althusser fait déjà frémir. Il faut dire que le marxisme n'a plus forcément bonne presse, dans nos campagnes. Comme un petit goût ringard, je ne sais pas. Et puis aussi parmi les révisionnistes, en France. Beaucoup de mec lorgnent plutôt du côté de la droite et du nationalisme.
Pas tous, attention, mais pas mal quand même.
Alors dans ces conditions, Althusser, moyen. Disons qu'on peut se demander à priori ce qu'il vient faire ici. Mais j'en ai déjà parlé, de ce mec, ici. Et de sa théorie des appareils idéologiques d'Etat, les fameux AIE. Evidemment, la lutte des classes, et tout ça, ça n'a pas grand intérêt. Il ne s'agit pas d'évoquer le capitalisme, les classes ouvrières ou je ne sais quoi encore, non.
Par contre, je ne cracherais pas tout de suite sur l'apport éventuel du marxisme à la lutte contre le fascisme républicain. J'y regarderai peut-être à deux fois. Et je ne me moquerai pas trop vite des théorie de l'Etat et de l'idéologie que des mecs comme Althusser ou Gramsci ont pu élaborer dans une optique de révolution et de renversement de l'Etat. Parce qu'il y a encore deux ou trois trucs d'actualité, dans ce fatras.
La contre-révolution, en fait.
Pour les antirépublicains que nous prétendons être, le terme de contre-révolution fait plutôt penser à des machins catholiques, monarchistes, bien traditionnels ou aristocrates, et des types du genre Charles Maurras, Joseph de Maistre, et le cher Antoine de Rivarol. Rien à redire. Je n'ai rien contre, je vous assure. Tout ça est très bien. Il fallait des gens comme eux, et il faut encore aujourd'hui des gens qui revendiquent leur héritage. Mais on sait bien ce qu'il est advenu de cette école de pensée lors de l'épuration. Depuis, elle a repris du poil de la bête, c'est certain. Monsieur Coston et ses amis y ont veillé. Et l'Action Française existe toujours.
Cette école là, les contre-révolutionnaires de droite, je dirais.
J'ai beaucoup de sympathie pour eux, et j'achète même leurs bouquins. Le problème, c'est que je ne suis pas un catholique trop fervent. Sans plus, disons. Et je ne suis pas l'un de ces nostalgiques de la Monarchie qui rêvent aux chouans et aux épopées médiévales et chrétiennes. J'ai du mal à m'enflammer totalement pour tout ça. Ceci dit, s'il s'agit de haïr la République et de renier l'héritage révolutionnaire, pas de problème. Je réponds présent.
Mais je crains par contre de ne pas partager leur dégoût du marxisme.
Non, je crois qu'un peu de gauchisme dans la contre-révolution n'est pas une chose si contre-nature qu'ils le pensent.
Les théoriciens du marxisme ont dit de très belles choses, sur les processus de domination étatique. Il suffit de faire le petit bond sémantique que bien des marxistes de l'après-guerre n'ont pas été capables de faire. Et il suffit de remplacer le concept de lutte des classes par celui de résistance au totalitarisme républicain. Je dirais presque lutte des idéologies, si je voulais faire des belles phrases. Mais je ne suis pas sûr. Parce que si la République est bien une idéologie qui s'impose, on le verra, à travers les AIE, je ne crois pas que la lutte exprimée par le révisionnisme en soit une autre, d'idéologie.
Là, ça sent de nouveau le marxisme, non?
Voyez-vous ça. Pour Marx, l'idéologie est un mensonge vague et abstrait bien éloigné des réalités. C'est une représentation du monde un peu floue, erronée et qui s'adapte indifféremment aux époques et aux événements. L'idéologie est une tromperie, un mensonge, un calque posé sur la réalité et une grille subjective d'interprétation du monde. C'est un truc bon pour la casse, en fin de compte, un obstacle à une perception des faits réels. Tout un petit programme que le républicain moyen pourrait signer des deux mains.
Et je ne crois pas que le combat contre la République véhicule vraiment une quelconque idéologie. Chacun est un peu libre à ce niveau. Mais contre-révolution et révisionnisme historique n'impliquent nulle appartenance à une doctrine précise et exhaustive. Il s'agit de se remuer pour la vérité historique, même relative ou imprécise. Il s'agit de se bouger contre le mensonge plus que d'imposer un autre modèle idéologique. Disons qu'il n'y a pas d'obligation, de ce côté là. Pas de point de passage obligé. Le révisionnisme transcende les différences culturelles, politiques et religieuses dans la lutte contre le totalitarisme de la pensée unique.
C'est un peu ce qui fait le force de la chose.
La lutte pour la vérité historique et la liberté morale et culturelle qu'elle implique ne peuvent être rattachée à une seule école de pensée politique. Ou plutôt le révisionnisme demeure le seul trait d'union crédible entre toutes les chapelles intellectuelles qui refusent le totalitarisme morale. Totalitarisme sur lequel se sont assises les belles oligarchies capitalistes et pro-américaines, dans quelque coin du globe que ce soit, d'ailleurs. En Europe, avec le maastrichsme comme terroir privilégié de la pensée morale absolutiste, ou encore aux Etats-Unis, et dans les colonies monétaires yankees. Qu'importe.
Le révisionnisme est une dynamique anti-totalitaire.
Sans couleur politique exclusive.
La dénonciation du mensonge idéologique et historique qui est à la base de République ne doit pas impliquer son remplacement par un autre mensonge ou une autre représentation subjective de la société et de l'histoire. C'est la vérité, à laquelle aspire le révisionnisme, c'est à dire la fin des idéologies imposées et donc de l'abrutissement des peuples par un système de pensée voué tout entier à la reproduction d'une oligarchie fasciste.
Cette quête de la vérité est aussi la quête des marxistes.
Et c'est pourquoi je suis persuadé qu'il est bon de songer à une contre-révolution de gauche. Laissons de côté les Maurras et les Bonald. Leurs héritiers mènent un combat louable et honorable, c'est un fait. Mais ne faisons pas de ces mecs les seuls contre-révolutionnaires légitimes. La République doit compter parmi ses adversaires des hommes de toutes les origines politiques. Car elle s'attaque à toutes les valeurs, qu'elles soient de gauche ou de droite. Ou alors elle les pervertit et les récupère. Ce qui fut un peu trop souvent le problème du marxisme et des maoïstes à la con, je veux bien l'admettre. Mais la lutte contre le système républicain doit être issue de la totalité des mouvements extra-parlementaires qui refusent le consensus moral démocratique.
Appelez cela l'extrême gauche et l'extrême droite si ça vous fait plaisir. Toujours est-il que contre-révolutions de gauche et de droite se rejoignent sous la bannière du révisionnisme. C'est un fait. Une logique d'alliance face au totalitarisme qui se moque bien des croyances politiques de ceux qu'il cherche à détruire.
Et de la même façon qu'un véritable homme de droite aujourd'hui ne saurait se situer qu'en dehors du cadre parlementaire et pseudo-démocratique de la République, un marxiste réel ne saurait continuer son combat qu'en prenant acte de l'échec de la lutte des classes. Et en comprenant alors que son combat se situe dans un cadre plus large qui est celui de la lutte contre les oligarchies totalitaires et morales.
Ici, présentement, la République et son histoire réinventée.
 
***
La propagande d'Etat et ses relais
 
Bon, revenons à nos moutons. Voyons-voir maintenant ce qu'Althusser a pu bien dire au sujet de ces fameux appareils idéologiques d'Etat. D'accord?
Je cite: " Un appareil idéologique d'Etat est un système d'institutions, d'organisations et de pratiques correspondantes, définies. Dans les institutions, organisations et pratiques de ce système est réalisée tout ou partie (en général une combinaison typique de certains éléments) de l'Idéologie d'Etat. L'idéologie réalisée dans un AIE assure son unité de système, sur la base d'un ancrage dans ses fonctions matérielles, propres à chacune des AIE, qui ne sont pas réductibles à cette idéologie, mais lui servent de support".
Il en donne même la liste, de ces inévitables AIE. Il s'agit tout bêtement des appareils scolaires, familiaux, religieux, politiques, médiatiques et culturels. Tout un programme, n'est-ce pas? Ces trucs-là sont à mettre dans le même sac que l'appareil répressif d'Etat. Ce dernier est un grand classique du marxisme, nous en conviendrons. Il regroupe le gouvernement, l'administration, l'armée, la police, les tribunaux, les prisons, c'est à dire tout ce qui permet à une classe dominante, nous parlerons maintenant d'oligarchie, de conserver le pouvoir et de l'organiser au sein de la société.
Par la force et la violence, si nécessaire.
Et même si cette violence n'est que symbolique. Il n'y a qu'à jeter un oeil sur les attaques administratives et juridiques dont sont victimes les opposants à l'oligarchie républicaine, au hasard les révisionnistes, pour comprendre que la violence déployée par l'appareil d'Etat n'est pas seulement physique. Pour Althusser, l'appareil d'Etat est un ensemble dont la vocation est exclusivement répressive.
Mais ça ne suffit pas, on le sait bien.
Un pouvoir oligarchique ne peut s'imposer uniquement par la violence, quand bien même celle-ci serait dissimulée, camouflée. Non, surtout en ces temps de moralisations démocratiques et droit-de-l'hommesques. Le pouvoir ne se gagne et ne se conserve plus par la force, les gars. Finis, à priori, les révolutions, dans la logique républicaine. Les exactions des siècles passés sont oubliés, hein. Maintenant, il faut trouver autre chose, parce que faire donner l'armée sur les contestataires du système, ça ne va pas. La Commune, c'était avant.
Alors, rien de bien sorcier. La solution, c'est l'idéologie d'Etat, la République morale et la culpabilisation du Génocide, tout ça, j'en ai déjà parlé, d'accord. A présent, l'utilité de la théorie des AIE, c'est justement d'examiner d'un peu plus près la façon dont cette idéologie morale est diffusée dans la société. La façon dont elle perpétue la logique républicaine pour en faire l'unique référence morale des individus aliénés. La seule et unique. La grand indépassable. Le point de passage obligé, quoi.
On va essayer de voir pourquoi vous avez la larme à l'oeil quand on chante la Marseillaise et que tout le monde est debout.
Un rapide tour d'horizon.
A chaque AIE, nous précise Althusser, correspond ce qu'on appelle habituellement dans le langage du système des "institutions" ou "organisations". D'abord l'AIE scolaire. On en a beaucoup parlé, je ne crois pas avoir grand chose à ajouter là-dessus. Cette institution républicaine est la pièce maîtresse de la reproduction idéologique de la pensée dominante. Elle est le lieu où se forment les générations futures. Là où les éventuelles velléités de déviance et d'indépendance intellectuelles sont gommées, stigmatisées et dénigrées en choeur. Mais l'école n'est pas tout. Et les autres appareils idéologiques d'Etat et les institutions qui leur correspondent possèdent chacun leur rôle dans la reproduction des oligarchies.
 
 
L'AIE familial, ou la légitimité du conformisme.
 
Tout d'abord la famille. Bon. Je sais que pas mal d'entre nous sont attachés à la famille. Mais cette institution officieuse est à double tranchant. Car elle peut être un terreau plus fertile encore que l'école pour l'idéologie morale des oligarchies.
Dans le cadre de la lutte des classes, Althusser critique la famille en temps que cellule économique de base. Elle fut autrefois une unité de production. Mais bon, les exploitations familiales, c'est plus trop la mode, de nos jours. Alors plus que ça, la famille est surtout une unité de consommation qui alimente le système capitaliste. De plus, la famille est le principal lieu de la socialisation culturelle et politique. Car l'école n'est pas tout. Et l'effet des interminables leçons de civisme de nos professeurs serait nulles si elle n'étaient pas relayées au sein de la cellule familiale.
C'est pourquoi la famille peut-être à la fois le relais le plus solide de l'AIE scolaire, ou bien inversement son court-circuit le plus traumatisant pour nos têtes blondes. C'est cela, à quoi je pense, quand je parle de double tranchant. Car une famille républicaine inculquera à ses enfants des valeurs semblables à celles avec lesquelles on leur lave le cerveau sur les bancs des écoles. Mais dieu merci, il existe encore des parents capables d'enseigner à leurs enfants d'autres types de valeurs, catholiques, ou pourquoi pas marxistes, par exemple, et souvent éloignées des mensonges républicains dont la litanie scolaire est ainsi contrariée.
Vu, d'ici, ça peut sembler pas mal.
La famille ne serait donc pas toujours une AIE, et l'idéologie diffusée en son sein ne serait pas forcément celle de la République. Hélas, sans être à tout prix pessimiste, je ne peux m'empêcher d'émettre un doute sur la réelle capacité de certaines familles à proposer une contre-idéologie face à l'AIE scolaire. Car si un môme prend beaucoup de sa famille du côté culturel et politique, je suis persuadé que l'école aura toujours le dernier mot dans la formation de son idéologie sociale. Car la République est une valeur triomphante qui se transforme en environnement dans les écoles. Un environnement en tant que lieu de mimétisme idéologique et politique pour nos petits jeunes.
Et face à cela, la famille subit un phénomène de rejet. Une famille traditionnelle et critique vis-à-vis de la République ne fait pas le poids face au consensus moral qui règne dans les cours de récréation de nos lycées et sur les panneaux d'affichages de nos universités. Elle est un lieu dont il faut sortir, et envers lequel il faut prendre du recul. La socialisation familiale, pour un individu fréquentant un AIE scolaire, est un processus qui entraîne la méfiance, et souvent le rejet. L'éducation parentale, dans nos sociétés, est critiquée, tant le pouvoir des parents sur les enfants fait peur. C'est le déterminisme psychologique et social, qui effraie nos sociologues de l'enfance.
Prenez un gosse qui fait sa scolarité, tranquille. Chaque jour, on lui assène les vérités morales de la République, à lui et ses camarades. La parole du prof, c'est de l'évangile, pas question de la remettre en cause. Et même au lycée. C'est là qu'il forge son identité idéologique. Par le conformisme. Parce que l'identité, elle se fait face aux autres, pas face à ses parents. Ce qu'il veut, c'est une image acceptée par ceux qu'il côtoie. Et cette image est toujours à la base une image républicaine. Sa famille, elle s'éloigne, petit à petit. Elle perd en consistance, tandis qu'il cherche à s'en détacher et s'en émanciper.
Et si ses vieux ont décidé de lui transmettre un héritage autre que celui de la Révolution française, il va la juger réactionnaire, désuète, et cherchera d'autant plus à renier son éducation et sa socialisation extra-scolaire.
Alors excusez mon scepticisme.
Car dans le cas où les valeurs dominantes de la Républiques sont relayées par l'AIE familial, tout va pour le mieux, c'est cool. Le système marche à fond et pas de problème. Mais dans le cas contraire, l'environnement idéologique du gamin tout au long de son éducation l'amène à douter de la légitimité morale de sa socialisation parentale. Et la république retombe sur ses putains de pieds. A la violence symbolique, dans un cadre de crise de la cellule familiale dont l'oligarchie n'a qu'à récupérer les morceaux.
Au sein de la République, la famille n'a de légitimité qu'en tant qu'AIE.
L'AIE politique, ou l'illusion pluraliste.
 
Là, on touche un peu au coeur du problème.
Les appareils idéologiques d'Etat politiques correspondent aux différents partis politiques qui se partagent le pouvoir, ainsi que les institutions qui sont le lieu de ce pouvoir, à savoir le parlement, le sénat et les machins comme ça. On voit tout de suite un truc très important. C'est que tout parti qui lutte librement pour une représentation dans l'un des lieux de l'AIE politique ne peut que faire partie de cet AIE.
Dans la même logique, les assemblées représentatives de la République n'acceptent en leur sein que les partis et mouvements qui acceptent de prêter allégeance à son idéologie morale. Voilà bien le meilleur moyen de distinguer un AIE politique d'un mouvement qui se réclame réellement d'idéaux autres que ceux de la Révolution française et ses doctrines totalitaires. Jetez un oeil sur ceux qui sont au parlement. Les voilà, les AIE. Ils sont tous là, alignés et ordonnés.
Il n'y a pas d'exception.
Il faut que je vous l'avoue, Althusser ne voyait pas les choses tout à fait comme ça. Lui, il cherchait un peu à justifier la participation des "mouvements prolétariens", en gros, le Parti Communiste français, au jeu électoral défini par la République. Il considère qu'un mouvement politique opposé à la domination bourgeoise peut s'intégrer aux règles de la Démocratie parlementaire, à une condition. Là, il reprend Lenine, au fait. Cette condition est d'éviter le "crétinisme parlementaire", c'est à dire la croyance en une possibilité de vaincre les oligarchies bourgeoises à leur propre jeu démocratique, à l'exclusion de toute autre forme d'action et de lutte. Lenine l'a dit, il n'est pas de voie parlementaire au socialisme.
En ce qui nous concerne, il n'y a pas de voie parlementaire à la contre-révolution.
Althusser cherchait à se justifier. Moi je n'ai pas ce problème. Bien sûr, vous et moi pensons à la même chose. Le Front National, en gros. Mais ce que fait ce parti ne regarde que lui. S'il veut se pervertir au contact de l'idéologie d'Etat, qu'il le fasse. S'il se sent capable de conserver son intégrité antirépublicaine jusqu'au sein même des AIE politiques, sans en devenir un lui-même, qu'il le fasse.
Mais j'émets un doute, une nouvelle fois.
Si on jette un regard curieux sur les évolutions récentes du parti, qu'est-ce que l'on voit? Une menace d'éclatement entre deux courants, dont l'un prône une alliance avec la droite classique afin de former une sorte de pôle conservateur, une vraie droite, en quelque sorte. Un retour aux vraies valeurs droitistes déclenché par les succès électoraux du parti. L'autre prône un rejet exclusif de ce genre d'alliance, au profit d'une voie plus révolutionnaire.
Le problème, c'est que la vraie droite ne peut pas exister dans la Démocratie républicaine. La vraie droite a été détruite lors de l'épuration. Tout le courant intellectuel et politique qui la représentait alors, c'est à dire les mouvements qui luttaient contre une République qui est une sorte de gauche totalitaire, a disparu à cette époque. Terminé.
C'est pourquoi je crains que le Front National, qui possède en son sein des courants opposés à la République, ne finisse par se pervertir au contact des enceintes de la décision politique républicaine. Pour Althusser, c'est un jeu dangereux. Et lui, il pensait que le Parti communiste, à l'époque, était capable de le jouer et de gagner.
A première vue, il s'est planté, non?
Alors le FN, faut arrêter. Faut se calmer, hein. C'est pas la panacée. Je dis pas que ça part pas de bonnes intentions, c'est sûr. Mais il y a comme une impasse stratégique, à mon avis. Je suis un peu méfiant, alors, faut pas m'en vouloir, les gars.
Il n'y a pas de vraie droite ni de vraie gauche, dans l'idéologie républicaine. Il n'y a que des courants qui sont de vagues techniques totalitaires servant à entretenir l'illusion d'un pluralisme politique. Il n'y a qu'une oligarchie qui se partage le pouvoir à la faveur de l'alternance à présent mécanique. L'échiquier politique français est un vaste AIE qui ne sert qu'à former les cadres futurs de l'oligarchie républicaine. Ces partis sont les lieux de l'éducation militante et morale dont la République se nourrit. Le pluralisme au sein du système fasciste hérité de la Révolution française est une pure invention de propagande morale pour une dictature en quête de légitimité et de justification.
Et c'est un piège idéologique pour la contre-révolution.

 
L'AIE médiatique, ou la grand messe morale.
Bon, ça , on connaît. On connaît bien. Disons que c'est un peu la façade la plus visible de la propagande républicaine. Et son canal de diffusion le plus efficace, je pense. C'est en fait la même histoire que les intellectuels de droite éradiqués à la Libération. Je parle par exemple de la presse d'opinion politique.
Avant la guerre, il y avait des tas de canards de droite, ou même de gauche, qui n'avaient pas peur de contester la République, de l'injurier, elle et ses sbires. Ouais, on se souvient tous de L'Action française, de Je Suis Partout ou encore de Candide ou Gringoire. Et ça pétait, à l'époque, ça brassait ferme. Chacun était libre d'exprimer ses opinions politiques comme il l'entendait
Et les républicains était une tendance parmi d'autres.
Bien sûr, ils étaient au pouvoir, mais ce pouvoir était vacillant, miné par la corruption et sans cesse remis en cause par ses adversaires de droite ou de gauche. Alors, les petits républicains, ils sont eux-mêmes forcés à l'époque de se battre sur le terrain de la presse d'opinion, avec des feuilles gauchistes comme Marianne (rien à voir avec son catastrophique équivalent actuel), Vendredi, le truc du Front Populaire, ou bien le fameux bide La Lumière, "l'hebdomadaire civique et d'action républicaine". Le débat intellectuel existe encore, en France, à l'époque. La République tolère encore la contradiction.
Mais les mecs qui s'affirment "résistants" après la guerre vont se charger de faire le ménage là-dedans. Ils investissent les imprimeries et les locaux des journaux hostiles à la République qui ont versés dans la collaboration, et s'en servent pour créer leurs propres torchons. Or ces mecs sont tous plus ou moins des communistes que la République triomphante va vite digérer.
Et de toutes façons, deux ou trois crises économiques aidant, la presse d'opinion va rapidement et totalement disparaître ou devenir confidentielle. La presse politique contestatrice, celle qui présentait une alternative politique quelques années auparavant, a été détruite. Et ses pauvres substituts républicains suscitent si peu d'intérêt de la part du public qu'il disparaissent aussi à l'indifférence générale.
Le débat politique pluraliste n'existe alors plus dans la presse écrite. C'est fini. Sortez les mouchoirs, les gars, c'est le moment.
Tenez, ouvrez donc un bouquin classique sur l'histoire de la presse française. Par classique, j'entends bien sûr républicain, c'est à dire écrit par je ne sais lequel de ses plumeux laborieux passés au filtre d'une école de journalisme. Vous avez quoi, là-dedans, je vous le demande. Un court chapitre sur l'épuration , où l'on explique que les méchants collabos ont été justement punis, et qu'ils ont eu ce qu'ils méritaient.
Bien fait.
Et puis on vous explique que les anciens résistants ont voulu faire dans le canard d'opinion, et que ça a été un bide. Suit alors une longue explication sur l'évolution moderne de la presse, dont la vocation est aujourd'hui l'information objective et non plus la prise de position politique. On vous raconte que les grands journaux de l'après-guerre sont ceux qui se dévouent à l'information, pure de tout habillage partisan. C'est le règne des médias de masse, parmi lesquels la presse écrite n'est plus qu'un vague relais de la télévision.
On oublie quelque part de vous dire que la presse écrite actuelle est pourtant totalement et uniformément soumise à une seule et unique idéologie qui est la République morale. Car la presse d'opinion existe encore. Car Le Monde, Libé, et j'en passe sont bien des journaux d'opinion politique et partisane. Le problème, c'est qu'il ne diffuse plus qu'une seule forme d'idéologie, l'idéologie d'Etat.
Regardez donc comme ils crachent sur les révisionnistes où les mouvements politiques qui luttent contre le système.
La télévision, je n'en parle même pas. Anne Sinclair elle-même déclarait qu'elle n'inviterait jamais Jean-Marie Lepen dans feu son émission 7 sur 7. Et elle ajoutait qu'en face d'un membre du FN dans un débat télé, elle s'enfonçait les ongles dans les mains tellement sa haine était grande. Douloureux. Et ça, ce n'est pas du journalisme partisan? Tout comme la presse, notre petit écran est un média idéologique et totalitaire.
Comme AIE, ça se pose là, les mecs.
L'appareil médiatique, c'est les feux d'artifice républicain. C'est la propagande à la une des journaux, étalée sous nos yeux, et chaque jour à vingt heure quand tout le monde se gave d'une idéologie à peine planquée. Restent quelques trucs comme Rivarol, Lectures Françaises et autres journaux et revues que l'on étiquette "extrême droite", comprenez subversifs. A l'extrême gauche, c'est pas la peine. Même le courant anarchiste s'est converti au système et hurle à pleins poumons l'idéologie morale de la République.
Sans même s'en rendre compte.
Sous le couvert de l'objectivité et de la déontologie fumeuse, les médias de la République distillent leur petite doctrine de façon insidieuse, en la faisant passer pour une vérité morale et consensuelle. Le moindre soupçon de complaisance contre-révolutionnaire suffit à y briser les plus grandes réputations et carrières.
Et quand les campagnes médiatiques se déchaînent de façon unanimes, quand les médias républicains, télévisuels, écrits ou radiophoniques, lancent d'une même voix leurs anathèmes injurieux, alors il ne fait pas trop bon se revendiquer d'un courant politique différent. Disons que ça chauffe dur. Parce que les prétendus courants politiques qui animent le paysage médiatique républicain ont vite fait de s'unir quand l'heure venue de s'en prendre aux adversaires de la pensé unique. Les révisionnistes sont au courant.
C'est difficile d'être libre, dans ces situations là.
 
 
L'AIE culturel, ou l'art de la pensée unique.
 
La culture, c'était important, ça, pour un gars comme Gramsci. Pour lui, l'hégémonie culturelle de la classe dominante était l'un des éléments les plus important de la domination et de la reproduction idéologique.
Plus que dans les autres AIE, c'est dans l'appareil culturel que l'idéologie d'Etat va s'exprimer et va être diffusée. Parce que les écoles, c'est cool, c'est sûr. Mais on ne va pas toute sa vie à l'école ou à l'université. Il y a un moment ou un individu échappe au pouvoir de l'AIE scolaire. Bon, vous me direz, l'essentiel est sans doute déjà fait, hein. L'idéologie républicaine, quand il sort du système scolaire, elle est déjà bien implantée.
Mais il faut l'entretenir.
Alors la culture sert à ça. Sous le couvert des loisirs ou du savoir, l'idéologie de l'oligarchie continue à être propagée dans la société. C'est pas difficile à voir. Dans n'importe quel domaine, d'ailleurs. Allez au théâtre, lisez un bouquin, un roman ou de la philo moderne, matez un film. Tout est fait pour exalter les valeurs républicaines et la morale bien-pensante. Jusque dans la Marseillaise chantée avant un match de football, les mecs.
Le plus important, dans cet AIE, c'est une catégorie précise qu'Althusser isole et met en exergue. Il appelle ça l'AIE de l'édition. Les livres, en quelque sorte. Parce que les livres sont les piliers de la doctrine, là où des intellectuels et essayistes soumis à la propagande d'Etat vont disserter pendant des pages et des pages sur les bienfaits de la République. Et quand ils la critiquent, du genre fin de l'idéal assimilateur, c'est toujours pour chercher un moyen de l'améliorer, et jamais pour la remettre en question.
C'est un peu logique.
Les maisons d'édition qui se partagent le marché français sont à genoux devant la République. Elles n'acceptent que les auteurs les plus complaisants et les plus dociles. A cause d'elles, la culture devient un monde fermé, hermétique à toute contestation du système, qui vit et tourne en rond sur ses propres références intellectuelles. Et c'est dans ce monde que baignent la société, un monde fait de valeurs communes, partagées et incontestables, qui a relégué dans l'oubli les valeurs alternatives.
Personne ne parlent plus de ces auteurs qui oeuvraient pour une vision du monde différentes avant la guerre. Personne ne connaît plus l'ami Brasillach, ne connaît plus l'ami Rebatet. Ces auteurs sont effacés de l'histoire intellectuelle et littéraire française. Il n'y a plus aujourd'hui, selon la République, d'intellectuels en dehors d'elle. A l'extrême gauche, à l'extrême droite, tout une secteur de la production culturelle et philosophique est ignoré.
Hors de la République, les livres sont brûlés.
Sinon, ce sont des types comme Althusser, qui ont été récupéré depuis longtemps par la République. Alors on les qualifie de passéistes, on les lit sans les comprendre, et sans tirer de leurs textes les conclusions qui s'imposent.
C'est comme Mr Garaudy. Il a publié pendant des années dans les plus grandes maisons d'édition de la République avant de soudain devenir un paria. Le pauvre. Il n'avait même pas touché à la République elle-même, en apparence. Et pourtant. Il avait touché à l'un des tabous fondateurs de l'oligarchie morale. Alors il a été banni du rang des intellectuels. Et les portes de la culture totalitaire se sont fermés devant lui.
Et tout le monde a trouvé ça normal.
Oui. Personne ne s'étonne plus d'assister aux autodafés culturels de la République. La pensée unique est la seule que les citoyens français acceptent de mettre en spectacle, de découvrir et de redécouvrir encore. Personne ne se remet plus en question la domination de cette idéologie d'Etat. A la fin d'un film, d'un documentaire, d'un pièce de théâtre ou je ne sais quoi, il faut une conclusion morale, pour que ça passe. Il faut un élément du triptyque républicain. Un bout de liberté, un morceau de fraternité, et une pincée d'égalité. Comme ça, on hoche tous la tête en souriant et tout le monde est content.
La culture est presque l'incarnation intellectuelle et artistique de l'idéologie d'Etat. L'AIE de l'édition en est le support privilégié.
Remarquez, la télé n'est pas mal non plus. Avec les documentaires historiques, sur le Génocide, au hasard. Ouais, c'est bien ça, un prolongement de l'éducation doctrinaire qu'on trouve sur les bancs de l'école. Pas étonnant que Gramsci, et Althusser après lui, aient considéré que l'hégémonie culturel était le principal obstacle au développement d'une conscience révolutionnaire chez les catégories dominées. La pensée contre-révolutionnaire, pour la République française, n'a pas d'existence culturelle ni intellectuelle. Ou alors il faut que les gars datent un peu, du genre Bonald ou Maistre. Mais le totalitarisme ne souffre pas qu'elle puisse encore se prétendre d'actualité. Alors il l'empêche d'exister. Et il poursuit ceux qui s'en revendiquent.
Les révisionnistes sont tous des dissidents.
Dans ce cas, Faurisson, c'est un peu le nouveau Soljenitsyne, non?
 
***
La deuxième partie du texte sera consacrée à la Contre-Révolution, ses modalités, et le rôle que le révisionnisme peut-être amené à y tenir. Et puis il restera à parler de l'AIE religieuse qui demeure un domaine contreversé de la théorie d'Althusser.




"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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