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La Chronique de Maxime Pale
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On oublie que les rebelles devenaient souvent à leur tour des oppresseurs, et que ceux dont on évoque le souvenir ému, sont ceux-là même qui ont créé plus tard de nouveaux moyens de répression contre de nouvelles générations de révoltés.

Le révisionnisme face à la répression


SOMMES NOUS BIEN LES MARTYRS QUE NOUS PRETENDONS ?

La solitude en micro-révisionnisme

 

Lucidités révisionnistes

(Et nostalgies aveugles)



Les déboires des révisionnistes face à la justice républicaine, et dans le monde entier face aux impostures démocratiques, nous en avons entendu parler, bien sûr. La presse bien-pensante s'en fait l'écho, régulièrement, et les révisionnistes eux-mêmes prennent un plaisir non dissimulé à écrire des livres entiers sur leurs démêlés médiatiques ou juridiques.
Le combat de l'école révisionniste pour la reconnaissance intellectuelle et la libre expression, c'est un combat face à la répression de l'Etat et des oligarchies. C'est l'attente, à chaque publication, des retombées en diffamations, en accusations diverses, en procès, pour tout dire.
Publier un texte, où que ce soit, pour un révisionniste, c'est prendre un risque réel. Rien à voir avec les petites escarmouches des journalistes ou intellectuels rangés du système. A l'intérieur du système, ceux qui écrivent en suivant les règles de la morale de la République ne mettent jamais en jeu une intégrité autre que purement intellectuelle, et encore.
Quel risque dans la publication d'un texte en France si l'on demeure conforme aux normes républicaines en matière de politique ou d'idéologie? Les vagues frissons qui agitent les salons parisiens ou les petits cercles universitaires de province ont perdu depuis longtemps le goût du pamphlet et celui du vertige de la contestation intellectuelle.
Il n'y a rien d'étonnant, dans cela. Il y a, dans la morale de la République, cette force de faire croire que toute contestation du système est inutile, vaine, sinon malveillante. La contestation, en République, n'est acceptable qu'au passé, en arrière, loin, là où la récupération ou l'édulcoration sont possibles. Regardez-les bien, les intellectuels du système, les grands démocrates et autres chevaliers de l'ordre moral.
Ils se penchent sur l'histoire littéraire de la France, sur les événements qui l'ont bouleversée, tant du point de vue politique que social. Ils se penchent sur les Républiques successives, avant, même, sur l'évolution de la Monarchie. Ici ou là, ils trouvent des hommes de plume, journalistes, romanciers, universitaires et autres, et ne tarissent pas d'éloges sur ceux d'entre eux qui prêchaient la révolte et qui refusaient d'obéir aux règles étatiques de l'époque.
Des victimes de la censure, bien sûr. Qu'importe si leurs idéologies ou leurs actes ont entraîné par la suite l'avènement de nouvelles formes d'Etat absolutistes et autoritaires.
Ces hommes, qui ont fait les Lumières, qui ont fait la Révolution Française, la Monarchie de juillet, la Commune, ces nobles éclairés, ces bourgeois en quête de libre-arbitre, ces républicains dans le sens de l'histoire, tous sont acclamés sans distinction dans le souvenir figé de la République française.
On oublie que les rebelles devenaient souvent à leur tour des oppresseurs, et que ceux dont on évoque le souvenir ému, sont ceux-là même qui ont créé plus tard de nouveaux moyens de répression contre de nouvelles générations de révoltés. Les grands libérateurs qui alimentent les oligarchies, c'est comme une règle, en France, et ce jusqu'à la révolte ratée de mai 68, centre de recrutement pour les futurs cadres sages de la République.
Ils sont tous acclamés, les révoltés du passé, pour ce qu'ils étaient, courageux et tout, glorieux et j'en passe, mais aussi pour ce qu'ils représentaient. Car cette époque lointaine où un homme pouvait risquer qui de sa liberté, qui de son argent ou de son honneur, en publiant un simple texte politique, cette époque là est considérée comme révolue.
Vous y regarderiez à deux fois que vous verriez poindre parfois une lueur de nostalgie dans l'oeil de nos intellectuels et hommes de lettres républicains soumis au système. Un peu de nostalgie, juste ce qu'il faut, au souvenir de ces temps où écrire signifiait encore s'engager, et non pas seulement servir de relais à la propagande d'Etat et à sa diffusion.
C'est courant, cette sorte de nostalgie du passé, de la part d'hommes et femmes de République qui ne se rendent pas compte que seule la propagande idéologique d'Etat les a persuadés du caractère passéiste des luttes contestataires. Qu'ils soient conscients ou non du travail totalitaire républicain, nos universitaires, écrivains ou journalistes croient voir, dans la censure et les conflits entre la plume et l'autorité abusive, des phénomènes enfouis dans le temps.
Et quand la contestation se fait entendre, ils se dressent sur la morale républicaine pour condamner, blâmer et rejeter, refusant de voir que cette attitude est identique à l'attitude de ceux qui persécutaient leurs chers héros de lettres il y a bien longtemps.
Il est plus facile, en République, de dénonçer l'autoritarisme des autres, et plus difficile, en Démocratie, de reconnaître ses propres manquements aux idéaux d'Etat. Comme si l'environnement démocratique suffisait en lui-même, comme abstraction institutionnelle, sans que chacun n'ait alors de comptes à rendre à la liberté.
Les révisionnistes le savent bien, eux, que cette fameuse époque n'a pas cessé d'exister avec l'avènement consensuel de la République. Ils savent l'imperfection républicaine. Que la société politique parfaite que la propagande républicaine prétend chercher à atteindre n'est qu'une illusion idéologique comme tant d'autres.
La Démocratie, ce système si proche de la perfection du point de vue des libertés et de l'épanouissement de l'individu dans la Cité, n'est qu'une grossière doctrine de plus, attachée avant tout à la stabilité oligarchique, à la domination et au pouvoir sans risque, bien plus qu'à l'instauration d'une société de liberté.
Vous ne pouvez pas savoir comme c'est important pour des gens comme moi, élevés jusqu'à la nausée dans une morale rigide républicaine, que de savoir que la perfection écoeurante du concept démocratique n'est en fait qu'une forme de totalitarisme un peu planqué.
Depuis ma tendre jeunesse, jusqu'à l'université, c'était la même histoire. Les grands combats politiques en Europe sont derrière nous. L'idéal démocratique a triomphé. L'idéologie se meurt. Le militantisme, les grandes causes, la politique partisane, tout ça, c'est terminé. Et ainsi de suite.
Je dois avouer qu'il ne me restait pas grand chose, à l'époque. Un mépris conséquent pour les valeurs républicaines, soit, mais un peu honteux devant tant de perfection humaniste que je me permettais de contester. Cette perfection, j'ai compris qu'on m'en avait persuadé, plus que l'on me l'avait montrée en réalité, quand j'ai découvert de quoi était capable la République face à ses adversaires.
L'idéologie ne semblait plus exister, pour la bonne raison que le totalitarisme de l'idéologie unique m'environnait entièrement. Comme une sorte de bulle transparente qui voilait ma perception de la société et du jeu politique. Un petit monde fermé imbibé de morale républicaine dans lequel vivaient la plupart des individus, le système, en quelque sorte.
Une conception étriquée et tronquée de l'histoire, un univers politique et moral confiné au stricte cadre du bon vouloir des oligarchies républicaines, en dehors duquel une formidable diversité idéologique et intellectuelle était tenue à l'écart. Le révisionnisme, savoir que ça existait, et ce que ça signifiait, une bonne nouvelle.
Voir ces mecs se faire poursuivre en justice, se faire insulter, quand ils n'étaient pas simplement victimes d'agressions criminelles, ça m'a réconforté. Les oligarchies, que je croyais alors si parfaitement dissimulées derrière les discours de propagande sur l'égalité la liberté et autres, se montraient enfin sous leur vrai jour, avec force répression et diffamation.
Alors, c'est un peu normal avec tout ça que les révisionnistes se sentent un peu obligés d'en faire des tonnes sur leur situation face aux privations de liberté d'expression. C'est important, de savoir que la République a du se servir contre eux de son appareil répressif.
Cela signifie que sa première ligne de défense, ses réseaux de propagande et de domination morale et culturelle n'ont plus l'efficacité d'autrefois pour endormir les victimes du système. Si la République française possédait une telle maîtrise de son discours moral et de sa propagande démocratique, elle n'aurait nul besoin de s'en prendre aux révisionnistes sur le plan juridique et physique. L'interdit moral seul suffirait, amplement.
Les cris indignés des auteurs révisionnistes face aux procès, aux attaques de la République et des défenseurs de l'ordre moral ne doivent pas nous aveugler. La répression d'Etat est presque la raison même d'être du révisionnisme. Croyez-vous vraiment en une République démocratique où les affirmations des révisionnistes pourraient être débattues dans les salons, et où leurs travaux s'afficheraient en toute légalité dans les vitrines et les bibliothèques? Ce monde là repose sur une contradiction trop importante, il est impossible de se le représenter, sauf à faire preuve d'une naïveté dangereuse face à la République.
L'ordre républicain est totalement incompatible avec l'école révisionniste. Il ne peut y avoir de coexistence pacifique et stable, au sein d'une société, entre cette idéologie-ci et cette posture intellectuelle-là. Car la République base son existence et sa reproduction sur des mensonges que le révisionnisme combat. La victoire de la République signifierait la destruction des thèses révisionnistes.
Tout comme la reconnaissance du révisionnisme entraînerait à terme l'effondrement de l'édifice républicain tel que nous le connaissons. L'apparition du révisionnisme dans le système politique républicain ne pouvait qu'entraîner à court terme, à peine une vingtaine d'années, le renforcement des dogmes moraux de l'oligarchie et de son arsenal juridique de préservation du mensonge fondateur.
Les déboires des révisionnistes sont la preuve même qu'ils évoluent dans un environnement totalitaire menacé par leurs travaux. Et l'erreur à éviter, alors, consiste à se focaliser sur cette répression en croyant que le cadre politique français permettrait d'accueillir le révisionnisme en son sein si la vérité était enfin acceptée.
Les attaques dont sont victimes les auteurs qui contestent l'histoire officielle ne sont pas l'oeuvre d'organisations indépendantes de l'Etat. Elles sont le prolongement direct de la construction de domination de l'Etat, elles en sont la continuation logique.
Les individus, qui, à d'autres époques, ont dû subir la censure et ont lutté contre l'autoritarisme, n'ont jamais prétendu combattre sur le seul plan juridique, mais ont mené une action contre l'Etat lui-même et ses structures.
La répression est absolument nécessaire aux révisionnistes.
Elle est la meilleure preuve, aux yeux d'un nombre croissant de gens, que l'Etat républicain privilégie le maintien de son oligarchie au pouvoir à l'application réelle des concepts de liberté d'expression. La répression est la preuve que les clivages politiques existent encore, et que la légitimité intellectuelle n'est pas limité aux adorateurs de la République.
Sans la répression, le révisionniste n'existerait pas, car le mensonge n'aurait pu apparaître hors du cadre totalitaire créé par les républicains au fil des années. Que les révisionnistes fassent connaître à tous et toutes les injustices dont ils souffrent, injustices qui contredisent la propagande oligarchique, c'est une bonne chose, finalement. Mais ces mêmes révisionnistes ne doivent pas alors hésiter à s'attaquer à l'environnement global du mensonge, la source de répression, l'Etat lui même et son appareil.
Les révisionnistes devraient être fiers de la répression qui les frappe, cesser de s'en plaindre. Comprendre la responsabilité totalitaire de l'Etat dans les persécutions intellectuelles et physiques envers le révisionnisme, c'est comprendre le caractère inévitable de la répression.
L'appareil répressif d'Etat n'apparaîtra pleinement que s'il est provoqué, quand la répression frappera le révisionnisme à un point tel que même le plus borné des citoyens républicains convaincus admettra l'autoritarisme caché sous la Démocratie. C'est en provoquant l'Etat, et non pas en se plaignant de ses méfaits, qui ne s'arrêteront pas pour autant, que le révisionnisme amènera l'idéologie républicaine à révéler sa vraie nature.
vrais martyrs seront issus de la résistance à l'oppression, et non d'une perdition dans les rouages juridiques et administratifs du système. Sans ça, le révisionnisme ne sera jamais plus qu'un masochisme politique condamné à fuir devant la propagande d'Etat.
Cessons-donc de geindre devant la censure, remercions-là plutôt. Et en même temps, acceptons la pour ce qu'elle est, la preuve de notre vérité.

 

***

La bonne parole est si triste

(au café du commerce, au moins)

N'avez-vous jamais ressenti ce léger découragement face à la propagande républicaine si bien implantée dans l'esprit de nos concitoyens? Cette impuissance à engager un débat sur le révisionnisme et sur le Génocide auprès d'individus dont la vision est pervertie depuis longtemps par les manipulations d'Etat.
Cette impuissance, devant l'énorme travail de désintoxication idéologique nécessaire à l'ouverture de quelques brèches dans la persuasion consensuelle édifiée par la République. Ce découragement, cette peur, presque, ne l'avez-vous jamais ressenti?
Je me souviens, il n'y a pas si longtemps, un quelconque soldat de l'anti-fascisme français, l'un de ces propagateurs de la doctrine fraternelle assimilatrice, affirmait que les bons citoyens républicains se devaient de relever autours d'eux, à chaque instant, toute attitude raciste, xénophobe ou antisémite.
Ne laissez pas vos proches, au quotidien, dans la vie de tous les jours, faire preuve d'intolérance, même inconsciemment, nous disait-il.
Ne laissez pas vos amis se permettre les bonnes vieilles blagues racistes d'antan, ne laissez pas un membre de votre famille, au repas du dimanche, y aller de son petit couplet xénophobe et permissif avec les partis d'extrême droite, ne laissez pas le flic du quartier effectuer des contrôles abusifs sur des immigrés.
Vous devez diffuser la tolérance, disait-il, combattre, expliquer, faire comprendre que le mal peut apparaître au quotidien le plus anodin.
Pouvons nous, révisionnistes, agir de la sorte contre cette même propagande qui se propose d'oeuvrer au jour le jour dans nos foyers? Le révisionnisme, en effet, c'est aussi cela, le quotidien.
Chaque jour, rencontrer des tas de types, certains de vos amis parfois, pour qui les vérités d'Etat constituent encore la seule morale politique acceptable. Côtoyer des hommes et des filles qu'aucune alternative politique réelle n'a jamais touché, et que la seule mention de la révision de l'histoire fait frémir et s'indigner. Des mecs que vous auriez envie d'apprécier, mais avec qui vous n'osez même pas engager un débat, sachant quelle en sera l'issue pour vous, au final.
C'est un peu cela, ce que j'appelle le micro-révisionnisme. Le révisionnisme par le quotidien, par les relations sociales entre individus, et non pas ce révisionnisme perdu dans les hauteurs de l'idéologie ou de l'histoire universitaire. Car le plus souvent, entendre parler d'un révisionniste, c'est entendre parler de ses travaux, de ses ouvrages ou de ses problèmes face à la justice totalitaire de la République.
Le révisionniste, dans l'inconscient collectif, possède une image qui s'est développée dans la population ces dernières années, comme une sorte de sens commun du révisionniste, dans l'imaginaire populaire. Une représentation, véhiculée en grande partie par les médias officiels, mais qui touche également fortement les individus favorables à la révision des vérités d'Etat en histoire et en politique. C'est presque un mythe du révisionniste, qui est apparu ainsi, chez les républicains comme chez les ennemis du système.
Cette représentation populaire du révisionnisme est celle d'un homme seul. Le révisionniste est un homme isolé, qui mène ses recherches de son côté, quels que soient les réseaux internationaux et politique dont il fait partie. Les pics médiatiques connus par quelques Faurisson et autres Garaudy à ont contribué à créer cette image. Les médias font peu de cas des gens qui viennent soutenir les révisionnistes à leurs procès. Ce sont des hommes qui doivent payer leurs crimes moraux seuls.
Le peuple les imagine facilement, en haut d'une tour d'ivoire, à mener leurs recherches dans l'isolement le plus stricte. Il ne les imagine pas au quotidien, il n'imagine que certains d'entre eux puissent les côtoyer. Des sympathisants, peut-être, au sein de mouvements d'extrême droite, mais sûrement pas ceux qui s'en revendiquent pleinement et travaillent au développement du révisionnisme en France.
Et pour cause, la remise en cause des dogmes étatiques est une posture intellectuelle qui choque la morale des citoyens. C'est une aberration qui provoque la colère et le mépris. L'imaginaire collectif sur le révisionnisme est un imaginaire de haine des déviants par la population citoyenne. Une haine distante, lointaine, séparée du quotidien des républicains moyens par l'énormité de la faute morale commise par les révisionnistes, et par l'opprobre consensuelle jetée par le système.
Les haines populaires sont ainsi faites qu'elles s'adressent plus facilement à des hommes rendus distants et éloigné par leur mythe médiatique, leur stature d'individualité condamnable, dont l'existence ne s'exprime qu'à travers des actes isolés, des textes, des procès. Pourtant, le révisionniste possède une vie quotidienne, souvent bien proche de celle de n'importe quel citoyens républicains, à quelques différences prés.
Le révisionniste ne vit pas dans un monde à part, celui de la haine, du mépris, de l'antisémitisme ou de la falsification intellectuelle. Il tente de gagner de l'argent, comme tout le monde, il essaye de concilier ses travaux avec une carrière universitaire ou autre, et surtout il est forcé de côtoyer à chaque instant de sa vie des individus pour qui la République est encore le meilleur système politique connu, au moins le plus libéral, dans tous les cas.
Sans prétention théorique, le micro-révisionnisme est un peu cette histoire du révisionniste en dehors du mythe. A l'image de ces bons citoyens qui souhaitent diffuser la pensée unique tolérante de la République au quotidien, le révisionniste confronte lui aussi, sans cesse, sa vision politique à la propagande d'Etat.
Combattre l'intolérance, avec tout le poids de l'appareil idéologique d'Etat et ses médias n'est pas une chose très fatiguante. C'est au mieux une sorte de petit snobisme citoyen, une prétention de l'esprit ne parvenant qu'à caresser le totalitarisme idéologique dans le sens du poil. Une autre affaire est celle qui consiste à vivre au quotidien dans un univers que l'on sait totalitaire, fermé à toute déviance intellectuelle et farouchement répressif envers ses adversaires idéologiques.
De par la propagation de l'idéologie étatique, les oligarchies ont souvent à peine besoin d'agir elle-même, au niveau juridique et policier, pour contrer les pensées subversives. Car si le révisionnisme a su profiter des failles de la domination culturelle du système, cette dernière possède encore une capacité réelle à convaincre et faire agir les citoyens à la place des agents de la domination.
L'interdit moral, c'est bien lui, empêche non seulement de nombreux individus de prendre conscience de la légitimité de la critique révisionniste, mais entraîne aussi chez eux une volonté affichée de combattre par le verbe ou les actes les insoumis au système.
Et je ne parle pas ici des associations bien-pensantes, des universitaires en colloques et autres, rappelez-vous, il est question ici du quotidien, du citoyens le plus banal, de la discussion la plus classique à la terrasse d'un café, ou quelque chose dans le genre.
Le pouvoir de domination idéologique, c'est le moyen pour un pouvoir totalitaire de laisser les citoyens régler leurs comptes eux-mêmes avec l'ennemi politique. Il est bien sûr impossible, dans cette situation-là, pour un révisionniste, d'afficher à tous les vents ses opinions politiques.
Et c'est cette situation au sujet de laquelle j'évoquais le découragement. Non pas la lassitude, car la conviction des autres ne fait que renforcer l'analyse révisionniste de la situation politique réelle en France, mais plus une sorte de déception devant l'incapacité de l'argumentation révisionniste à percer la carapace idéologique forgée sur le quotidien par le pouvoir républicain.
Telle personne, assise à votre table, un beau jour, raconte son voyage en Pologne. J'ai vu Auschwitz, nous dit-elle, j'ai vu cet endroit où les nazis ont gazé des millions de juifs pour le plaisir. Ces hommes là, les assassins, étaient des monstres, poursuit-elle, ils ont agi froidement, avec cynisme, et j'ai vu la chambre à gaz et les fours, c'était une abomination.
Un tel sujet, lancé autour d'un verre, ne manque jamais, bien évidemment, de provoquer une surenchère de commentaire dégoûtés de la part de nombreux convives. Chacun y va de son petit couplet sur l'horreur, et qui de s'indigner, qui de s'enrager, au coeur de la plus merveilleuse application sociale de la propagande d'Etat.
Et en point d'orgue, pour clore le débat, si l'on peut qualifier ainsi cette discussion consensuelle et répétitive, le poing se dresse contre le révisionniste. C'est salauds de révisionnistes, conclue un types dans le groupe, il faudrait tous leur casser la gueule. Et qui d'approuver, qui de branler du chef.
Or, il se trouve qu'au beau milieu du groupe, se cache la bête. Le révisionniste, au milieu de ses appréciés collègues, amis serait un mot un peu rapide, peu enclin tout à coup à engager un débat de fond sur la réalité du révisionnisme.
Comment prétendre seulement expliquer des trucs sur le chiffre exagéré des six millions, sur l'instrumentalisation odieuse du Génocide après la guerre, sur la différence entre antisémitisme et antisionisme, face à des compagnons de beuverie surchauffés avec qui l'on ne souhaite pas se brouiller?
Comme le petit anti-raciste au milieu d'un groupe de potes un peu trop à droite, le révisionniste au quotidien préfère s'écraser. De la lâcheté? On ne peut pas passer ses journées à affronter tous les quidams imbibés de propagande et d'approbation réciproque sur les bienfaits de la République et la malveillance des révisionnistes.
Une fois, deux fois, quelques discussions animés, et puis s'en va. A quoi bon? Des textes seront publié dans des revues, des bouquins sortiront, le macro-politique jouera son rôle. Le révisionnisme continuera à se diffuser par le haut, par les recherches savantes, les coups médiatiques parisiens et les actions idéologiques globales. Mais au niveau inférieur, le révisionnisme n'a encore aucune prise sur la propagande des appareils d'Etat.
La domination culturelle s'est inclinée parfois devant le révisionnisme à un niveau intellectuel qui ne touche pas le quotidien de la population. Au niveau du sens commun, au niveau le plus bas, ou presque de l'action de domination culturelle de l'oligarchie, celui de la croyance populaire, le révisionnisme est toujours une monstruosité, un plaie qu'il est nécessaire d'effacer de la surface de la planète.
Et ce n'est pas parce que les révisionnistes ou leurs sympathisants aient peur en une quelconque façon de mettre leurs idées en avant, cela nous est tous arriver de nous lancer, un soir, face à un auditoire récalcitrant. Au-delà, c'est plutôt l'intuition des révisionnistes que la vie au sein d'une société totalitaire empêche tout succès dans les tentatives d'explications politiques.
C'est bien pour cela que le révisionniste se retrouve souvent le nez dans sa bière, ou dans son journal, à écouter les autres beugler leurs invectives contre ceux qui affrontent la morale républicaine. Peu importe, nous dirons certains, il a pour lui la conviction, la foi dans les avancées laborieuses de la vérité.
N'empêche, à ne prêcher que les convaincus, comme le font beaucoup de révisionnistes, même sans le savoir, tant leurs ouvrages ne sont diffusés que dans des cercles fermé, on en vient à oublier que la vérité est une affaire de masse, et non l'apanage d'une minorité éclairée, repliée sur elle-même.
Un difficile combat, pour le révisionnisme, que de devoir repousser cette dernière trouvaille de la répression douce de la République. L'isolement en une secte de toute légitimité populaire face à la propagande oligarchique. A coup de persécutions morale et juridiques, l'Etat totalitaire a su forcer le révisionnisme à tourner en cercles fermés, un peu à vide.
Bien sûr, c'est une merveille, ces maisons d'éditions subversives, ces groupes politiques qui diffusent le révisionnisme en créant une contre culture politique et culturelle capable de concurrencer à terme les mensonges du système, c'est même l'une des bases essentielle de l'action subversive. Mais il y a aussi un danger, dans cette forme d'organisation.
Ce danger est celui de voir tout accès à la population se fermer définitivement. C'est le chemin qu'ont parcouru de nombreux groupuscules politiques extra-parlementaires qui ont fini par perdre toute capacité à convaincre et à recruter.
Et ce n'est pas en s'adressant sans cesse à un public bienveillant que le révisionnisme luttera efficacement contre la propagande d'Etat. Entre le découragement triste et les redondances face à des auditoires convaincus, toute une distance sépare encore l'efficacité du révisionniste au niveau macro-politique du verdict final de la population française.
Entre le silence gêné au café du commerce et les convictions réelles, mais seules, des cimes intellectuelles, la seule barrière risque d'être toujours la formidable propagande morale développées par les oligarchies républicaines. Or, la vérité du révisionniste, sans accès aucun au peuple, ne sera jamais que la vérité d'une secte idéologique.
Pauvre chou, va.


Maxime Pale




"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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