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La Chronique de Maxime Pale
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TEXTE POUR UN POST-REVISIONNISME


Qu'est-ce qui succédera au mensonge?

Si moelleux, le mensonge

Le révisionnisme et l'idéologie

La lutte contre le mensonge, rien de bon
Rien de bon, dans tout cela. Je veux dire, le révisionnisme, ça n'est pas si net, ou si homogène. Pas tant que ça, en tout cas. Il y a des questions qu'il faudra bien que les mecs qui révisent l'histoire à tout va se posent un jour, je pense. Rien de terrible, finalement. Juste un petit détour épistémologique, un peu de recul, un bol d'air frais. Sans ça, je ne sais pas, je ne suis pas devin, hein, mais l'avenir du révisionnisme, moyen.
Tout ça au départ, c'était un joyeux chaos, pas de doute. L'affaire de Faurisson, les bouquins de Thion, les gars de tous les bords, libertaires, fachos et autres, ça bougeait bien, ça allait vite. Ouais, mais il y a un temps pour tout. Peu à peu, c'est presque devenu une école, le révisionnisme. Une sorte de mouvement international, un réseau de solidarité et d'échanges d'informations, assez efficace. Une école de quoi, c'est la question que je me pose, là, maintenant. D'histoire? C'est la réponse la plus simple. Celle qui fait des révisionnistes des historiens, des scientifiques, en quelque sorte. C'est beau, ça sonne bien, ça en jette. Seulement, il faut peut-être nuancer ça.
Prenez les français. Il n'y a pas beaucoup d'historiens, de carrière, disons. Je vois des profs de littérature, des philosophes, des juristes, des anthropologues. Une belle brochette, et c'est loin d'être un reproche, au contraire. Mais je ne crois pas que l'on puisse qualifier le révisionnisme de science historique. Ce n'est pas seulement cela. En partie, soit. Mais regardez bien. Il est impossible de limiter le débat à une simple remise en question des interprétations et conclusions en matière de recherche purement historique. Dés les premiers remous provoqués par le révisionnisme en France, des questions beaucoup plus vastes que la simple découverte de telle ou telle preuve ou archive ont été mises en avant. En vrac, la justification du sionisme, la liberté d'expression sous la République, les consensus politiques et médiatiques...
J'en passe.
La meilleure preuve, c'est que les détracteurs du révisionnisme ont souvent été tout, sauf des historiens, ou alors des historiens dont la spécialité d'origine était quelque peu éloignée du thème du Génocide. Il n'y a donc pas trop lieu d'évoquer une querelle d'écoles historiques, non. Une telle interprétation montre un glissement dans le sens, explicable par l'un des principaux supports du révisionnisme, qui est l'histoire. Et pourtant, pas seulement, et pas exclusivement non plus.
Quand j'ai commencé là-dedans, je prenais des pincettes. Je n'avais pas étudié de prés la période concernée, ou sans plus, dans les amphithéâtres. J'avais été convaincu par les arguments de gars comme Garaudy, et j'avais surtout été effrayé par l'énormité du mensonge impliqué par la manipulation de l'histoire que je découvrais, là, sous mes yeux. En tant que politiste, je me sentais un peu en dehors du coup. Je n'osais pas trop m'immiscer dans un débat qui concernait des types qui avaient plus étudié la question que moi. Pour certains d'entre eux, c'était vrai. Pour d'autres, je m'apercevais que la lutte contre le mensonge et son utilisation était plus importante que la recherche des faits eux-mêmes.
J'avais ma place là-dedans, alors, je pensais. Le révisionnisme, c'était l'histoire, bien sûr, mais c'était aussi la volonté de dépasser les faits pour comprendre les enjeux politiques et idéologiques qui traînaient derrière. Et déjà, par la même occasion, de mettre un pied en dehors du stricte cadre de la science historique.
 
Combattre sans combattre
(La vérité comme racine du mensonge)
Le cloisonnement disciplinaire du révisionnisme est une illusion. Un écart de sens auquel les médias ont habitué le grand public. Qui n'a jamais entendu les éternels arguments pro-extérminationnistes, qui dénigrent tel ou tel ouvrage de révision, sous prétexte que son auteur n'a rien des historiens reconnus, je vous le demande. Prenez le terme même, révisionnisme. Il sonne pour moi plutôt comme une dissidence, une contestation politique, une position idéologique, à la limite.
D'après le dico que j'ai sur les genoux, le révisionnisme est une posture de l'idéologie qui préconise la révision d'une doctrine politique dogmatiquement fixée. Un synonyme, là, le déviationnisme. Pour l'extrême gauche, il s'agit de réviser les modalités de la révolution en fonction des évolutions politiques, économiques et sociales de la société. La limitation du terme à l'une de ces composantes, la remise en cause des vérités établies en matière d'histoire par le dogme, est une réduction d'une définition plus large et bien plus riche, aussi.
Bien sûr, tout est parti de là, des faits historiques et de leur véracité. Mais les travaux de Rassinier, Butz ou encore Faurisson n'étaient que l'élément moteur d'un mécanisme de déviance intellectuelle plus vaste. Je ne pense pas que l'on puisse prétendre à lutter contre les manipulations idéologiques de l'histoire en se bornant à énoncer uniquement des faits historiques présentés comme objectifs, et donc sains. Il convient de quitter le domaine de l'objectivité scientifique trompeuse réservée aux historiens, afin d'entrer sans culpabiliser dans le domaine des idées, la tête haute.
Sans que cela n'implique un quelconque travestissement de la réalité, de la vérité.
C'est la grande peur des révisionnistes. Nous appellerons cela la maladie de la révision. Un mal répandu chez les individus qui cherchent sans cesse la vérité au-delà du mensonge. La peur que leurs travaux ou leurs actes soient récupérés, comme on dit, par une mouvance politique et idéologique quelconque, l'extrême droite par exemple. La peur de laisser la recherche de la vérité à des hommes qui la travestiraient ensuite, l'instrumentaliseraient à leur tour. La grande peur de certains révisionnistes vis-à-vis des néo-nazis, par exemple, ou vis-à-vis des marxistes, pour n'oublier personne. En somme, que la vérité devienne un terrain propice à l'édification de nouveaux mensonges.
De cette angoisse typique, cette phobie de ceux des révisionnistes que nous qualifierons de sincères, en opposition aux "odieux antisémites" agités comme des chiffons rouges par les médias, est né le repliement disciplinaire et intellectuel de nombreux auteurs désireux de s'attaquer au mensonge et à la propagande. Sous le prétexte de protéger la vérité et l'objectivité, le révisionnisme a tendance à vouloir se limiter à établir des faits historiques en dénonçant des mensonges ou des manipulations ponctuelles. Sans jamais franchir le pas qui le mènerait vers une vision d'ensemble du contexte politique et idéologique.
Mais peut-on combattre le mensonge sans chercher à combattre ses propagateurs?
C'est à dire en les identifiant, ces propagateurs, ainsi que leurs motivations. Or, peut-on combattre les propagateurs du mensonge sans combattre l'idéologie qui a motivé leur action? Car toute action de cette ampleur, tout travestissement de l'histoire implique une volonté de manipulation globale de la culture d'une société, afin de la calquer sur un modèle défini dont l'histoire devient la base principale. Un modèle qui n'est autre qu'idéologique. Les mensonges qui utilisent le souvenir du Génocide possèdent leur raison d'être. Ils participent d'une idéologie précise qu'il est nécessaire d'identifier. Du moins si l'on cherche réellement à la combattre.
Le révisionnisme combat une idéologie. Et le révisionnisme, en tant que mouvement intellectuel et multi-disciplinaire, se doit d'être une remise en cause globale de cette idéologie, et non pas exclusivement de l'un des instruments de cette idéologie qui est la manipulation de l'histoire comme source de légitimité. Sans ça, les mecs, la lutte révisionniste n'existe pas. C'est une fausse lutte, un combat sans combat, une futilité à la merci de toutes les récupérations idéologiques, de toutes les interprétations médiatiques. Si les révisionnistes ne prennent pas la peine de définir leur combat, d'autres s'en chargeront pour eux. Gageons que ce ne sera pas alors au bénéfice de cette fameuse vérité objective tant recherchée.
***
Le contexte oublié du révisionnisme

Un pas plus loin que le réel
On ne lutte pas contre une idéologie à coup d'archives historiques. A coup d'archives historiques, on lutte contre des lieux communs, des fausses vérités, des falsifications. Pas contre une volonté de manipulation globale au sein de laquelle l'histoire n'est qu'un élément. Un élément primordial, c'est un fait, mais non la totalité du mensonge. On lutte contre une idéologie en l'analysant, puis en la comprenant et enfin en la jugeant dans son ensemble. La réalité brute ne suffit pas, contre une idéologie.
On se souvient tous de l'analyse de la conquête du pouvoir culturel chère à de nombreux marxistes ou néo-droitistes. L'idéologie qui domine aujourd'hui la société française tient son pouvoir du contrôle absolu qu'elle exerce sur la diffusion des idées, des valeurs. Sur le terrain culturel, en fait. Croyez-vous vraiment que cette emprise peut être remise en question uniquement à coup de révélations sur la vérité d'événements passés? Le révisionnisme n'a d'avenir qu'à l'échelle idéologique. Sous peine de se voir confiné à d'obscures écoles universitaires en mal de reconnaissance intellectuelle. Vaste programme. Un peu loin du grand public, un peu loin de la vérité à grande échelle.
Une question de responsabilité, pour les révisionnistes, c'est de formuler une opinion au sujet de l'idéologie qui lui fait face. Il ne possède aucun droit pour déterrer à intervalle régulier telle ou telle vérité contraire à l'orthodoxie du système, puis de l'abandonner là, sous forme de petit texte technique et abscons. Sans autre soupçon d'indication sur les implications, les tenants et les aboutissants de ces découvertes. Ou en laissant à des mecs d'un mouvement idéologique quelconque le soin de s'approprier à son bon vouloir la vérité. La vérité perd toute signification, dans ce cas précis, et toute existence. Car elle ne parvient jamais à atteindre le grand public, la masse, celle qui est la plus touchée par les fausses vérités officielles.
Sa récupération par une idéologie souvent extrémiste dresse un obstacle insurmontable entre le grand public et la vérité que le révisionniste approche. Cet obstacle, ce n'est pas compliqué. C'est l'opinion publique, véhiculée par les médias soumis à l'idéologie dominante. Abandonnée, la vérité révisionniste, c'est à dire contestatrice, est alors facilement rejetée par ceux qui en ont le plus besoin. Pas les universitaires, les docteurs ou les spécialistes obscurs, mais les gars qui vivent le mensonge au quotidien, à dose régulière, sans jamais imaginer qu'il puisse exister une alternative.
Vous avez lu, vous, le rapport Leuchter?
C'est chouette, ce document. Tout comme les quelques autres études sur les chambres à gaz censées démonter le plus tenace des mythes exterminationnistes. Moi je ne l'ai pas lu. Malgré mon enthousiasme pour la question, je le reconnais. Vous savez, ça ne m'intéresse pas, ce genre de texte. Les trucs des ingénieurs et autres, je n'essaye même pas de m'en approcher. Ce n'est pas du révisionnisme. Réduire le révisionnisme à ça, non. Même si des centaines de rapports comme ceux-là étaient publiés chaque année, jamais le moindre doute ne viendrait effleurer ceux qui subissent chaque jour, chaque heure, la propagande d'une idéologie qui a ordonné l'existence des chambres à gaz.
L'idéologie donne des ordres, c'est tout. Elle se contrefiche de l'authentification par les faits et la réalité. Donnez lui la preuve que les chambres à gaz n'ont pas existé, elle mettra en avant le caractère militant ou converti de ceux qui ont travaillé sur le problème. Elle les écartera d'un simple geste, sans plus sourciller que ça. Comble de l'ironie, elle retournera son propre vice, la subjectivité idéologique, contre ceux qui ont oeuvré pour la vérité. Elle mettra de l'idéologie sur la vérité, pour mieux la délégitimer. Je vous l'ai dit. Si les révisionnistes n'entourent pas leurs travaux d'un environnement analytique cohérent, sur le plan du combat culturel, leur action est vouée à subir les pires déformations.
C'est beau, je veux dire, de pourfendre les mensonges doctrinaux à coup de vérité objective. C'est un idéal, un peu. C'est un idéal pour de nombreux révisionnistes sans réelles attaches partisanes qui ne souhaitent pas voir leurs travaux être utilisés par des militants aux objectifs douteux. Mais ces gens là, les révisionnistes de l'histoire, en croyant incarner la globalité du révisionnisme, ratent de peu la réalité à laquelle ils sont si attachés. Car leur idéal n'existe que sur le papier. Leur idéal devrait aller un peu plus loin, vers la diffusion de la vérité. Car sans diffusion, la vérité n'a d'existence que limitée. Et hors d'une audience large, la vérité n'a pas de fonction réelle, et donc pas d'existence intellectuelle valable. Elle n'est pas.
La réalité révisionniste, c'est le combat politique. Mais oui.
 
Le révisionnisme comme contre- idéologie
La vérité est un danger. Une menace constante pour ceux qui ont manipulé l'histoire à leur guise afin d'établir leur légitimité idéologique. Le système en place, et ses réseaux de propagation. Le révisionniste doit avoir conscience de quelque chose. Ce quelque chose, c'est le caractère définitivement révolutionnaire du travail qu'il effectue. Au sens où ce qu'il révèle possède la capacité à ébranler une doctrine culturelle et politique qui gouverne les sociétés occidentales depuis une époque précédant même la Seconde Guerre Mondiale. Ecrivant cela, je ne développe pas moi-même une idéologie. Je ne cherche pas à opposer au système idéologique actuel une autre grille de lecture à poser sur le monde. Je me pose simplement trois questions. Qui sont les trois questions que tout révisionniste devrait avoir à l'esprit quand il entreprend de regarder le mensonge droit dans les yeux.
Quelle est la fonction du mensonge. Qu'y avait t'il avant sa mise en place. Et surtout qu'est-ce qui succédera au mensonge. La vérité, répondra t'on par réflexe à la dernière de ces interrogations. Certes, mais la vérité, dans ce cas qui nous concerne, implique de tels bouleversements politiques et sociaux, moraux et culturels, que sa seule existence en suffit pas pour appréhender le modèle de société qu'elle peut véhiculer.
En effet, c'est facile, vous savez, de courir après la vérité toute sa vie sans jamais se demander un beau jour quelle sera son incarnation dans la réalité, c'est à dire la société. Car elle ne s'étendra pas sans se heurter à des familles idéologiques qui exercent le pouvoir depuis des dizaines d'années et qu'il ne sera pas si facile de remplacer. La diffusion de la vérité, c'est la disparition d'une culture du pouvoir développée par ceux qui manipulent l'histoire et se sont frayés un chemin vers la domination tout au long de ce siècle. Ils se sont emparés depuis longtemps des mécanismes de la direction de la société. Leur disparition, ou la fin de leur légitimité, devrait créer un vide qui ne sera sûrement pas comblé uniquement pas des historiens ou des ingénieurs spécialisés dans le Zyklon B. N'est-ce pas?
Le révisionnisme regroupe des auteurs et chercheurs d'une grande diversité intellectuelle et culturelle. Et pour cause, puisque les alternatives possibles au système en place sont innombrables. Prenez la vision française de l'échiquier politique. Le dessin bien connu que l'on voit dans tous les médias lors des élections, par exemple. Il y a les mouvements parlementaires, soumis au système et tous plus ou moins propagateurs du mensonge exterminationniste. Sur un dessin de l'échiquier politique, c'est énorme, ça prend de la place. Et puis en bordure, les extrêmes. Présentés comme minoritaires, insignifiants.
Ce n'est que de la propagande, on s'en doute bien, nous autres. Les bordures de cet échiquier difforme représentent en fait un nombre incalculable de tendances intellectuelles et politiques. Mais la propagande du système ne réfléchit que sur le nombre. Sur les pourcentages de vote. Sur l'attention apportée aux mouvements politiques dans les médias. Pas de problème. Il contrôle lui-même les médias. Et empêche par cela toute idée d'alternative dans l'esprit des populations. Et c'est ainsi qu'un parti unique, à l'idéologie unique, à peine traversée de tendances frileuses, monopolise la légitimité politique.
Au détriment de la diversité intellectuelle.
Or, malgré cette diversité incroyable qui caractérise les mouvements extra-parlementaires en Occident, une homogénéité peut exister en leur sein. Elle provient du révisionnisme, qui est la clef commune à tous ceux qui luttent contre le système officiel. Le révisionnisme ne peut être une idéologie, malgré toutes les doctrines qui peuvent s'en revendiquer dans leur combat contre les propagateurs du mensonge. Car le révisionnisme est une posture intellectuelle transversale. Elle se joue des idéologies, ou plutôt elle les rassemble toutes dans ce qui devrait être leur objectif principal, à savoir la fin du mensonge et donc de la légitimité du totalitarisme qui le diffuse.
Tout individu qui remet en cause les principes qui servent à asseoir le pouvoir en place, particulièrement ses acquis historiques, est partie prenante d'un dynamique qui porte ses actes vers une contestation radicale du système. Alors, le révisionniste ne doit pas l'oublier, cette question, celle de savoir ce qui doit succéder au mensonge. En comprenant de quelle façon ses recherches sur la vérité sont englobées dans un ensemble automatiquement révolutionnaire, il peut s'assurer que le mensonge ne succédera pas au mensonge. Des idéologies se nourrissent du révisionnisme. Tant mieux. Mais l'essentiel est que celui-ci conserve une vision globale de son combat afin que l'une de ces idéologies ne parviennent pas à s'emparer seule de la vérité pour la pervertir peu à peu.
Cette posture intellectuelle qu'est le révisionnisme ne pourrait s'attacher à une unique idéologie qu'au prix de la perversion de la vérité. Tout comme le repliement des révisionnistes sur les faits objectifs constituait un mépris le plus total de leurs responsabilités, leur soumission à une unique idéologie, quand bien même elle lutterait contre l'idéologie dominante, consisterait en une négation de la vérité, le fameux idéal. D'ici à là, la marge de manoeuvre est étroite. Elle se situe en un point où le combat politique contre le mensonge et ses créateurs ne s'alourdirait pas d'une nouvelle déformation doctrinale de la réalité.
Garder toujours à l'esprit le transversal, c'est ça, le truc. A chaque révisionniste, après, de se débrouiller avec ça. Réviser, c'est se mettre à l'écart d'une orthodoxie. A d'autres époques, c'était pour adapter l'orthodoxie à l'air du temps, et non pour s'en débarrasser. Il est difficile, vous en conviendrez, de lutter contre une ligne officielle sans créer soi-même sa propre ligne pour rendre son action cohérente. C'est une tentation, une vraie. Et que cette ligne ne devienne pas une orthodoxie nouvelle, c'est là le problème. Certains diront, que la vérité triomphe, et advienne que pourra. C'est une idée. Mais la vérité ne triomphera que si son incarnation concrète dans la Cité est auparavant pensée.
***
Manifeste pour un post-révisionnisme
La grande peur d'un monde sans mensonge
Qu'y a t'il pour les révisionnistes juste au-dessus des faits bruts de l'objectivité? Une observation et une analyse critique de la situation politique des pays où l'histoire est falsifiée chaque jour. Identifier ainsi l'adversaire ne signifie en aucun cas établir une doctrine bafouant la vérité. Le révisionniste ne peut ignorer ses ennemis. S'il le fait, il risque de ne jamais posséder l'initiative dans son chemin brutal vers la vérité. Il y a fort à parier qu'il risque de demeurer constamment sur la défensive, à la merci des trouvailles juridiques de ceux qui s'opposent à toute dissidence intellectuelle.
De la République, j'en ai déjà pas mal parlé, ici ou là. J'ai défini ce système en tant qu'idéologie. J'ai cherché simplement à repérer ceux à qui le mensonge profitait, rien de plus. Rien de bien compliqué. Et rien qui soit idéologique de ma part. Le mensonge, en France, profite au pouvoir en place. Ce dernier est le pouvoir républicain. En écrivant cela, je ne fais que me conformer à cette nécessité en laquelle je crois, cette nécessité de comprendre la fonction du mensonge dans notre société moderne.
Car pour qu'il y ait eu une volonté consciente de réinventer les événements historiques, il a fallu qu'il y ait un projet plus large encore de domination idéologique. Pour que ce projet puisse aboutir sans contestation, c'est la culpabilité qui a été l'arme la plus efficace. L'histoire a été faussée, elle l'est encore. C'est donc que ceux qui ont eu l'idée de ce mensonge sont actuellement au pouvoir. C'est donc qu'ils ont été au pouvoir dés la fin de la Seconde Guerre Mondiale. A part la République, je n'ai pas vu grand chose d'autre, le jour où je me suis penché sur la question. Et je ne pense pas commettre un crime à la vérité en observant simplement que la République idéologique est menacée par le révisionnisme. Et que celui-ci, en tant que propagateur du vrai et ennemi du mensonge, historique, intellectuel, politique ou autre, ne peut éviter de s'opposer de façon logique à la République.
J'entrerais dans le domaine de l'idéologie si je prétendais ici présenter le modèle politique qui remplacera à terme la République déchue en même temps que le mensonge. Même chose si je choisissais de rattacher l'oeuvre révisionniste à une doctrine existante pour créer une théorie annonçant la fin de la République. Je passerais alors de l'observation simple à l'interprétation idéologique. Non pas que cela soit forcément un mal en soit. Mais je ne pourrais le faire alors au nom de la vérité telle que doit, normalement, la concevoir la majorité des révisionnistes.
Mais éviter la tentatrice idéologie ne signifie pas qu'il soit nécessaire de rester à regarder la République sans rien faire. Cela ne signifie pas que l'on ne puisse lever les yeux sur la situation totalitaire du système politique français et souhaiter que le mensonge cesse d'être imposé à travers les médias et les autres modes de propagation de l'idéologie d'état. Le révisionnisme, je le répète, est révolutionnaire par essence, et non par choix. Le révisionnisme est une révolution en soi. C'est naturel, chez lui. Alors le combat contre la République n'implique pas de trahison de la vérité. Il implique un combat contre le système qui nourrit et se nourrit du mensonge. Et lutter contre le mensonge, les gars, c'est lutter contre le système lui-même. Il n'y a aucune alternative.
Rien ne s'oppose à ce que les révisionnistes utilisent des idéologies qui critiquent le système pour mieux définir leur action. En effet, la doctrine dominante s'est posée depuis longtemps en adversaire de toutes les alternatives politiques et culturelles incompatibles avec son mode d'appréhension de la société et de la morale. Sans qu'il ait à s'approprier ces alternatives au point de déformer lui-même la vérité, le révisionnisme n'est nullement tenu de négliger le travail d'analyse et les modes d'actions qu'elles ont établies au fil des années. Il ne s'agit pas d'une abstraction politique, mais d'une cause concrète. Et cette cause, elle est sous l'entière responsabilité de chaque révisionniste, quelle que soit sa spécialité.
La plus grande peur du révisionniste, sans cela, continuera d'être, plus que le mensonge, l'idée de ce qui succédera au mensonge. Un monde sans mensonge, c'est à dire un monde effrayant. Bien loin de la cohérence totalitaire actuelle, de son confort moral et de ses consensus intellectuels. Un monde sans mensonge qui, sans réel projet d'ensemble du révisionnisme, n'est jamais qu'un monde vide, irréel, un néant.
 
A chacun, l'âge venu, la découverte, ou l'ignorance
Il y a déjà, au jour d'aujourd'hui, deux époques du révisionnisme. Je ne parlerais pas de deux écoles différentes, car en fait les deux périodes que j'évoque sont plutôt une continuité. Non exempte d'antagonismes, c'est un fait. Car après ce que d'aucuns désignent déjà sous le nom de l'âge d'or du révisionnisme français, la belle époque, quoi, le chaos originel, une période de réflexion de fond sur le révisionnisme lui-même est nécessaire. Une épistémologie du révisionnisme, peut-on dire. Un travail de recherche et de réflexion sur la nature de la recherche révisionniste elle-même.
Le temps n'est plus au simple travail historique et aux compte-rendus des démêlés juridiques avec le pouvoir totalitaire. Plus autant qu'avant, pour être plus nuancé. Il convient à présent de penser le révisionnisme. Le bouillonnement provocateur d'il y a quelques années, pour déboucher sur une action construite dans le domaine du politique, doit prendre du recul vis à vis des implications de son existence elle-même. Une nouvelle génération de révisionnistes, et une adaptation des pionniers en la matière à de nouvelles exigences intellectuelles. C'est une question d'échelle. Passer du confinement issu de débats techniques sur l'histoire à une conception plus large du révisionnisme qui est en fait sa nature d'origine.
C'est cela, le post-révisionnisme.
Il a toujours existé, en marge des travaux des premiers contestataires de la vérité officielle diffusée par la République. Il manquait une sorte de maturité à laquelle il était impossible aux premiers acteurs de parvenir. Trop proches des événements, trop abasourdis par l'ampleur de la répression utilisée pour les faire taire. Trop républicains de formation, peut-être, et heurtés plus durement alors par la réalité du système et la capacité du mensonge à nier, au mépris de toutes les preuves étalées. Il fallait des convaincus postérieurs. Des individus qui n'avaient pas participé à la naissance de l'idée révisionniste. Et qui, en cela, étaient capables d'observer sa dimension réelle.
La révolution. C'est un peu ça, la dimension. La République, puisque c'est en elle qu'il faut trouver le besoin de mensonge, seule source de légitimité politique et historique, forte de sa victoire sur les alternatives, s'est servie du souvenir du Génocide pour conforter sa vision de la société. La maturité du révisionnisme, c'est la compréhension de la faiblesse intrinsèque du mensonge. Son éloignement, pour tout vous dire. Et l'urgence dans laquelle il fut édifié, a coup de procès tronqués, de témoins hallucinés et de martyrs à vocations tardives.
Trop ancien, l'objet du mensonge, qui fait partie d'un ensemble plus vaste de mythes élaborés par la République, a perdu de sa force. Et comme toujours quand l'une de ses armes vient à être défectueuse, la République n'a pas eu d'autre moyen que d'employer son arsenal répressif pour l'empêcher de vaciller. Une preuve de plus, si besoin est, de l'identification de l'idéologie républicaine comme principal instigateur de la manipulation de l'histoire dans un but de domination politique. C'est à cela, que le révisionnisme est en droit de s'attaquer aujourd'hui. Non plus au mensonge lui-même, dont le caractère bancale aurait depuis longtemps signifié la perte si les républicains ne l'avait soutenu à coup d'appareil policier, mais à la source du mensonge.
Comprenez-moi. Les révisionnistes ne pourront jamais parvenir à imposer la vérité tant que la République sera encore en place. C'est pour cela que le révisionnisme ne doit pas seulement s'attaquer aux réalités truquées dont l'oligarchie républicaine est si friande. La vérité ne discréditera la République que si un travail politique préalable s'attaque à cette idéologie totalitaire. On peut rêver, vous et moi, d'une diffusion de la vérité dans la société, qui ôterait toute légitimité au régime. On peut fantasmer sur des millions de français comprenant d'un coup la nature du mensonge et reniant d'un même cri la République totalitaire.
Ce n'est que du rêve, hein.
Le post-révisionnisme doit allier à la diffusion de la vérité une volonté révolutionnaire tangible. Un mouvement double. Sans la vérité, pas de révolution possible, soit. Mais sans une réflexion d'ensemble sur les modalités de remplacement de la République ou de tout autre régime occidental partisan du mensonge consensuel, la vérité ne rencontrera jamais qu'une répression sans cesse plus serrée et plus légale selon les principes du régime.
Le post-révisionnisme est une adaptation du révisionnisme à l'évolution juridique et politique de l'état autoritaire dans lequel il a pris forme à l'origine. Une modernisation, une prise en compte des facteurs extérieurs et des changements dans la société. Ce n'est jamais rien de plus qu'une application de la posture révisionniste au révisionnisme lui-même. Et c'est déjà beaucoup, si l'on y réfléchit bien.


Maxime Pale




"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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